Les forêts sont riches, diverses, complexes, bref : vivantes. Mais l’industrie aimerait les transformer en monocultures d’arbres bien alignés, faciles à récolter, maîtrisés. Partout en France, des individus, des collectifs et des associations s’activent, inventent des alternatives et défendent les forêts. Le temps est venu d’unir ces forces, pour faire front commun contre l’industrialisation des forêts !
Partisans d'une politique anticapitaliste et partisans d'un renouvellement cosmologique n’ont pas (encore) trouvé à s’entendre. Pourtant plusieurs luttes réinventent leur pratique en tissant des liens avec des êtres non-humains dans leurs actions. Sommes-nous en présence d’une nouvelle forme d'alliance politique ?
Chronique de l’écocide. Du 11 au 13 septembre, déboisement musclé de 5 hectares de forêt à l’est d’Orléans pour poursuivre l’expansion urbaine de la métropole avec 15 Km de déviation routière et un pont sur la Loire sauvage. Assister à la destruction d’une forêt qu’on n’a pas pu défendre est déchirant. Raconter cette guerre éclair et se souvenir ouvre la voie à une réappropriation et à la poursuite de la lutte. Sève qui peut !
En hommage à Raphaël Larrère, décédé le 4 janvier 2025, nous republions un important article du sociologue, paru dans la revue Études rurales en 1978 et intitulé « Désertification ou annexion de l'espace rural ? L'exemple du plateau de Millevaches ». Cette réédition est précédée d’une introduction par Rémi Beau et Virginie Maris.
Survivant d’un peuple massacré par la colonisation, Ailton Krenak est devenu un acteur de premier plan du réveil politique des peuples autochtones du Brésil à partir de la fin des années 1970. Dans "Futur ancestral" et "Le Réveil des peuples de la Terre", il revient sur la naissance de l’Alliance des peuples de la forêt qui a permis de résister à la colonisation de l'Amazonie.
Que devient la forêt lorsqu'elle est appréhendée sur le modèle de l'usine et réduite à être une mine de bois ? En s'appuyant sur le mouvement Chipko né en 1973 en Inde, l'écoféministe Vandana Shiva montre que deux paradigmes s'affrontent : la monoculture industrielle d'un côté et une approche écologique globale de l'autre.