Entendre cette clameur des vivants qui habitent avec nous la Terre est devenu une affaire de vie ou de mort. Tel est le sens des « propositions pour un retour sur Terre » : engager une politique qui viendrait se substituer à celle de la croissance et de la consommation infinies pour ouvrir la voie d'un habiter terrestre, viable et fraternel.
Que peut la fiction face aux ravages ? « Viendra le temps du feu » s’interroge sur les formes de subversion et de révolte possibles dans un monde dystopique. Dans le sillage de Monique Wittig, l'autrice imagine des communautés autonomes où sororité, féminisme et détermination se mêlent pour sortir de la sidération.
Et s’il fallait partir de l’espace domestique, du quotidien et de la maisonnée pour (re)penser toutes les dimensions de la catastrophe écologique ? Plusieurs mouvements féministes des années 1960 ont insisté sur la nécessité de considérer le privé et le personnel comme politique. Geneviève Pruvost renouvelle ce champ d’interrogations en articulant perspectives féministes, subsistance et reprises de terres.
Chaque jour, par l'usage de centaines d'objets et notre appétit de technologie, nous dévorons la terre : cuivre, argent, lithium... Saviez-vous qu'aux États-Unis on recense 500 000 mines abandonnées ? Que la pollution minière est irréversible ? Il est urgent de saisir les effets désastreux de l’extractivisme. Nous publions des extraits du remarquable livre-enquête de Celia Izoard.
Et si la Terre était un immense organisme ? Et si nos propres échanges pouvaient favoriser sa régulation et sa prise de conscience ? Quel sens aurait dès lors le divin ? Le colloque organisé les 6 et 7 février 2020 par le Collège des Bernardins, le Centre Sèvres et l’Institut catholique de Paris est reparti de « l’hypothèse Gaïa » pour initier un tel questionnement.
Sur l’île de Yumeshima au Japon, des zones humides s’étaient constituées, accueillant plantes rares et oiseaux par milliers. Des chantiers de construction ont tout rasé. Coup dur pour le petit groupe de bénévoles qui tente de protéger la nature de cette île pas comme les autres : c’est une infrastructure en déchets. Comment persévérer quand tout semble perdu ?