À l'heure où les alternatives agricoles et alimentaires gagnent en crédibilité devant les dégâts du modèle agro-industriel, faut-il « changer d’échelle » en s’alliant avec l'agro-industrie et la grande distribution pour réussir la « révolution agricole »? Décryptage de l'aporie de cette conception de la transition.
Un des tours de force du mouvement des Gilets Jaunes aura été d’habiter collectivement les ronds-points, péages, zones commerciales - espaces voués à être inhabitables. “Généalogie du déracinement” de Dalie Giroux nous raconte cette guerre entre l’habitation du monde et la valorisation de tout ce qui, sur terre, peut être vendu.
Comment recoudre les déchirures qui ont coupé les hommes des autres vivants ? Dans "Manières d'être vivant" (Actes Sud, février 2020), Baptiste Morizot nourrit une nouvelle fois sa réflexion philosophique de son expérience de pisteur de loup. Il y convoque la figure du "diplomate" et la pensée de Spinoza pour affirmer la nécessité de ménager des espaces de négociations interspécifiques, d'inventer des moyens de faire dialoguer les passions.
Le futur centre de stockage géologique des déchets les plus radioactifs du parc français de Bure (Meuse) est le théâtre de résistances que le gouvernement français tente d’étouffer par tous les moyens. Ces militants responsables ne font pourtant que répondre à l’injonction présidentielle de juin 2017 consistant à « make our planet great again ».
Virginie Maris s'entretient avec Corinne Morel-Darleux, à l'occasion de la sortie de son roman, la Sauvagière, paru aux éditions Dalva en août 2022. On y parle des relations entre politique et littérature, de mystère, de nature et de joie.
En déclarant la mort de la nature, nombreux sont ceux qui voient dans l’Anthropocène l’opportunité de prendre enfin les commandes d’un système-Terre entièrement modelé par les humains. À rebours de cet appel au pilotage global, Virginie Maris, dans son livre « La part sauvage du monde », réhabilite l’idée de nature et défend la préservation du monde sauvage.