Suivre John Muir dans la Sierra

Né en 1838, John Muir est une figure mythique, quoique controversée, de la protection de la nature, de l'amour des grands espaces et de l'écologie aux États-Unis. Nous publions un extrait de la préface de l'écrivain et traducteur Brice Matthieussent à la réédition de Juin dans la Sierra (1911).

La ruée minière au XXIe siècle

Chaque jour, par l'usage de centaines d'objets et notre appétit de technologie, nous dévorons la terre : cuivre, argent, lithium... Saviez-vous qu'aux États-Unis on recense 500 000 mines abandonnées ? Que la pollution minière est irréversible ? Il est urgent de saisir les effets désastreux de l’extractivisme. Nous publions des extraits du remarquable livre-enquête de Celia Izoard.

La chair des glaciers

Série « Lutte des Glaces » — Photographe, philosophe et glacio-spéléologue, Jean-François Delhom explore en images et en mots la beauté des grottes glaciaires, entre l'impermanence qui les lie au mouvement des glaciers et la menace que le dérèglement climatique fait peser sur leur existence même.

La violence environnementale de l’économie fossile

A partir de 1945, la conversion des sociétés contemporaines aux énergies fossiles a constitué une mutation globale. Cette métamorphose productive de quantités de territoires et paysages porte un nom : la pétrolisation. Comprendre ces pollutions comme des « violences lentes » permet d'éclairer les relations entre industrie, santé et écosystèmes.

Enquêter, s’émerveiller et se révolter avec Élisée Reclus

Bonnes feuilles – En 1869 et 1880, le géographe et militant anarchiste Élisée Reclus publie deux livres qui seront les plus réédités et traduits du grand savant. Avec Histoire d’un ruisseau et Histoire d’une montagne, Reclus s'adresse au plus grand nombre dans une langue vivante pour décrire la complexité et la beauté de la nature. Cent-cinquante ans plus tard, ces deux textes résonnent aussi comme des récits écologiques. Nous publions la préface de cette réédition.

Les féminismes du Sud ancré. Vers une politique de la...

A quoi ressemble l'écoféminisme d'Amérique du Sud ? Lina Álvarez-Villarreal revient dans ce texte sur ses spécificités. Parmi celles-ci, se dégagent notamment deux exigences : comprendre les multiples conséquences de ce que la colonisation a produit sur les femmes, les hommes et la Terre et apprendre à habiter librement depuis des histoires, des savoirs et des milieux dont on prend soin.

La tentation écofasciste

Relocalisation de la production, critique des nuisances provoquées par les éoliennes, défense du nucléaire comme énergie bas carbone… depuis peu, l’extrême droite se réapproprie à sa façon les enjeux écologiques. Cette tendance participe-t-elle d’un mouvement plus large, qu’on aurait tort de ne pas prendre au sérieux sur les plans intellectuel et politique ?

L’État social contre la Sociale

Bonnes feuilles - Dans les débats publics, la protection sociale est souvent considérée comme une mission de l’État providence sans cesse dévaluée par des politiques néo-libérales. Une autre perspective ancrée dans la longue durée invite à y voir une opposition entre l’État social et la Sociale : celle-ci symbolise la protection sociale auto-organisée par les travailleures·ses que l’État tente de détricoter et de contrôler jusqu’à en changer sa nature.