Pourquoi le paysan argentin a raison de dire que le soja OGM est « méchant »

Depuis quatre décennies, la philosophe Isabelle Stengers a forgé les outils pour développer une approche écologique de la production des connaissances. Elle s'en explique dans cet entretien inédit avec Marin Schaffner, qui paraîtra le 10 mai dans le livre "Un sol commun", pour les dix ans des éditions Wilproject.
Cet entretien de Marin Schaffner avec Isabelle Stengers est extrait du recueil de textes Un sol commun, qui paraîtra le 10 mai...

Pourquoi l’écologie passe par la justice

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Dans Un sol commun (éditions Wildproject), dont nous publions ici les bonnes feuilles, Marin Schaffner dresse, sous la forme d'une série d'entretiens, le bilan des dix dernières années de l'écologie en France. Militante, auteure et journaliste à Mediapart, Jade Lindgaard œuvre depuis plus d’une décennie à recueillir les témoignages de territoires en lutte.
Cet entretien de Marin Schaffner avec Jade Lindgaard est extrait du recueil de textes Un sol commun, qui paraîtra le 10 mai...

Dernier débat avant la fin du monde

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Le 24 avril 2019, au Théâtre de l'Echangeur, la revue Terrestres co-organisait un débat sur l'action militante à l'heure des fins de mois et de monde. Quel bilan tirer des derniers mois d'ébullition politique ? Quelles perspectives s'ouvrent désormais aux mouvements écologistes et aux Gilets jaunes ? Peuvent-ils s'instruire réciproquement des expériences passées et construire des actions communes ?
https://www.youtube.com/watch?v=z3mhM3OImZs&feature=youtu.be&fbclid=IwAR0RR1Kd5uNzIC7XxGkuteIuxRrnQo_z6seWn1hTqxtmluSLDwfAktYZXJk DERNIER DEBAT AVANT LA FIN DU MONDE Après "On s'est planté", réfléchissons à la stratégie du...

L’incendie de Notre-Dame nous rappelle à notre condition terrestre

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La forêt de Notre Dame a brûlé. Ses pierres sont calcinées. Quels que soient les progrès techniques accomplis depuis le temps des premiers bâtisseurs, sa restauration nous fournit l'occasion de retrouver les métiers oubliés et d'effectuer un salutaire « retour à la Terre » à moins qu'il ne s'agisse d'un envol. L'incendie de Notre-Dame nous invite à faire enfin de la Terre notre Ciel.
Notre Dame s’en est allée, emportée par les flammes. Du moins sa forêt de chênes multi centenaires, sa flèche de bois et de plomb,...

Il est trop tard pour rester calme

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À l’automne 2018, deux forces sociales persistantes ont émergé conjointement, les Gilets Jaunes et les Marches Climatiques. Chacune à sa façon pose de manière brûlante la question d'une bifurcation historique de nos sociétés et la nature du pouvoir qui leur fait face. Comment interpréter le glissement autoritaire du régime au moment où la nécessité de changements fondamentaux se fait de plus en plus pressante ?
Ce texte est une contribution aux discussions qui auront lieu lors d'une table-ronde co-organisée par la revue Terrestres le 24 avril à 19h à Paris.
Ce qui arrive aux Gilets Jaunes arrive à chacun d’entre nous. Que l’on se sente proche ou à distance des Gilets Jaunes,...

Les furtifs – Bonnes feuilles

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Dans son nouveau roman, Alain Damasio offre un puissant contrepoint aux dystopies glaçantes dans la figure incarnée des furtifs, où les mouvements insurrectionnels qui traversent le roman vont trouver à la fois un modèle et une pratique, inaugurant des ZAG (zone auto-gouvernée) qui annoncent le dépassement possible de l'anthropocène. En voici un extrait en avant-première.
À les relire, surtout à les écrire, au feeling des lieux, je trouvais ce manifeste finalement assez solide, plutôt large de portée,...

Après le déluge, comment retrouver une terre animée ?

David Abram interroge les liens entre l’évolution de la « technique alphabétique », des grecs anciens jusqu’à nous, et notre progressif désintérêt pour ce qui ne serait pas proprement humain. Mais cette critique prépare aussi une proposition : si les mots influencent les régimes d’attention, ne peut-on pas capter leurs puissances pour redevenir sensibles aux « mondes plus qu’humains » ?
A propos de David Abram, Comment la terre s'est tue, trad. Isabelle Stengers et Didier Demorcy, Paris, La Découverte, 2013.

La nature de leurs limites

L’ouvrage « Nos limites », premier livre de deux des principaux animateurs de la revue « Limite, revue d'écologie intégrale » donnait à comprendre, dès 2014, une pensée qui s'apparente davantage à une théologie catholique conservatrice – mal cachée derrière une forêt de références – qu'à une proposition écologiste. Ce texte est le 2e article (lire le 1er ici) d'une série qui se poursuivra prochainement.
À propos de Gaultier Bès, Marianne Durano, Axel Nogaard Rokvan, Nos limites. Pour une écologie intégrale, Paris, Le Centurion, 2014. S’inquiéter de la...

Le temps compté

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Si le capitalisme s’exerce d’abord et essentiellement par une prise sur le temps, alors la possibilité d’expériences de vie collectives qui échappent à cette emprise ne sera possible qu’à condition de rompre avec sa manière de compter et d’agencer le temps. C’est à une relecture du conflit politique comme conflit des temps que nous engage ainsi le philosophe Jacques Rancière.
Notes sur quelques textes récents de Jacques Rancière Les temps modernes, Paris, La Fabrique, 2018 Les...

Qui sont les ennemis de l’écologie politique ?

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[Bonnes feuilles] Extrait du dernier livre de Serge Audier, l’Âge productiviste, ce texte participe à clarifier les relations historiques entre l'écologie politique et les deux grandes idéologies de l’industrialisation : le capitalisme et le socialisme.
Avec L'Âge productiviste : hégémonie prométhéenne, brèches et alternatives écologiques (La Découverte, février 2019), le philosophe Serge Audier poursuit son travail méticuleux...

Redonner corps à l’esprit des plantes

La question de la vie n’est pas seulement un enjeu biologique mais aussi et peut-être surtout un enjeu métaphysique qui nous interroge sur notre être au monde. À travers l’exploration de la vie des plantes le philosophe Emanuele Coccia renoue avec une approche métaphysique de la question de la nature.
À propos de Emanuele Coccia, La vie des plantes. Une métaphysique du mélange, Bibliothèque Rivages, 2016, 192 p. Depuis...

Vivre avec les animaux : une proposition politique

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Peut-on entretenir avec les animaux des relations qui ne reconduisent pas les logiques d'exploitation et de destruction de l'industrie ? Pour Pierre Madelin, adoucir le « contrat domestique », comme le propose J. Porcher à travers le modèle paysan, ne suffit pas : il faut repenser nos rapports aux animaux de fond en comble, dans une perspective politique d'égalité.
« Si nous devions réaliser le bonheur de tous ceux qui portent figure humaine et destiner à la mort tous nos...

Pour une éthologie de l’invisible

L'anthropozoologue Stéphanie Chanvallon nous invite à repenser les relations inter-espèces depuis une dimension qui a été invisibilisée par les approches dominantes de l’éthologie fondées sur l’objectivation et la mesure des comportements animaux. Elle s'appuie ici sur ses précédentes rencontres avec les orques sauvages.
« Continuez c’est le grand cerf rouge, un génie des bois qui passait et qui s’est arrêté pour nous devant notre...

La Fin de la mégamachine. Histoire d’une civilisation au bord du gouffre

Fabian Scheidler, journaliste et dramaturge allemand, a publié en 2015 La fin de la mégamachine, un ouvrage important qui retrace l’histoire et les apories de la civilisation industrielle et sa logique d’accumulation sans fin. Terrestres propose ici pour la première fois des extraits en français.
Extraits de Fabian Scheidler, Das Ende der Megamaschine. Geschichte einer scheiternden Zivilisation, ProMedia Verlag, Vienne, 2015.

L’univers n’est pas un bruit blanc : futurisme Noir et fins du monde

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Que devient l’anthropocène une fois plongé dans la « métaphysique féministe Noire » d’Alexis Pauline Gumbs ? Un cosmos composé d’Océaniques, d’Aériens, de Terrestres et d’Ignés, c’est-à-dire des survivants malgré tout - malgré la fin du monde, qu’elle soit celle du passé (l’esclavage) ou celle du futur (l’écocide en cours).
À propos de M Archive: After the End of the World, d’Alexis Pauline Gumbs (Durham, Duke University Press, 2018).

La contre-révolution managériale

S’appuyant sur une abondante littérature produite par le management d’entreprise depuis un demi-siècle, Grégoire Chamayou montre l’ampleur de l’offensive menée par une élite économique qui a cru, dans les années 1960-70, sa dernière heure arrivée. Le capitalisme est redevenu directement politique : il a privatisé les fonctions de gouvernement, remplacé partout la vie démocratique par un libéralisme autoritaire.
À propos de Grégoire Chamayou, La société ingouvernable. Une généalogie du libéralisme autoritaire, Paris, La Fabrique, 2018, 336...

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