L’ère de la standardisation : conversation sur la Plantation

Comment définir les activités agricoles et industrielles introduites au XVIe siècle, devenues désormais hégémoniques ? L'ère des plantations : une simplification radicale des milieux vivants et la généralisation du travail forcé. Dans cet entretien passionnant, deux figures majeures de la pensée écologique ouvrent leur boite à outils pour éclairer notre époque.

Suivre John Muir dans la Sierra

Né en 1838, John Muir est une figure mythique, quoique controversée, de la protection de la nature, de l'amour des grands espaces et de l'écologie aux États-Unis. Nous publions un extrait de la préface de l'écrivain et traducteur Brice Matthieussent à la réédition de Juin dans la Sierra (1911).

Défendre les normes pour défendre une autre agriculture ?

Les normes ne sont-elles vraiment que des contraintes bureaucratiques absurdes et autoritaires qu'il faudrait abolir ? En rappelant qu'elles sont aussi la résultante de rapports sociaux, le sociologue Salvador Juan défend au contraire la nécessité d'une multiplication démocratique des normes pour mener à bien la bifurcation agro-écologique.

Vivre à la lisière des glaces

Série « Lutte des Glaces » — Un nouvel épisode des sons Terrestres dans lequel Virginie Maris explore, avec le glaciologue Jean-Baptiste Bosson, la vie fascinante qui peuple les glaciers, mais aussi celle qui s'installe peu à peu dans les écosystèmes qui succèdent à la fonte des glaces.

La plantation comme monde : l’ère des monocultures

Comment penser et critiquer les plantations et les monocultures sans écraser les violences et les dominations faites aux humains et aux non-humains ? Une synthèse précieuse et riche en références sur le Plantationocène et ses implications politiques et écologiques.

Rue Bellamy, Nantes.

Que disent les arbres des actions humaines et des évènements historiques ? En 23 photographies et un court texte, Sophie Planté et Frédéric Metz s'interrogent sur le temps que nous prenons pour voir et celui que les vivants prennent pour agir.

Les marqueurs du vivant : génétique et big data

Comment imaginer une pratique scientifique qui résiste aux impératifs de la croissance, du big data et de l'innovation perpétuelle ? Deux chercheuses en génétique des populations réfléchissent ici aux évolutions récentes de leur discipline et à ses devenirs possibles.

Composer les mondes

Dans ce nouveau podcast des "Sons terrestres", Virginie Maris s'entretient avec la réalisatrice Eliza Levy, à propos de son film "Composer les mondes", sur le travail de l'anthropologue Philippe Descola et ses liens avec la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Penser et agir avec les microbes

L'utilisation des antibiotiques a sauvé de nombreuses vies. Mais le développement rapide de l'antibiorésistance entraîne le retour d'une létalité de maladies jusqu'ici guérissables. En voulant contrôler les microbes, le paradigme médical a contribué à l'éradication de riches écosystèmes. D'autres formes de thérapie appellent à inventer d'autres rapports et relations aux mondes vivants.

Des animaux en révolte ?

Un nombre croissant de livres et d’enquêtes ne cesse de transformer en profondeur notre regard sur les animaux. Que signifie comprendre ces derniers comme ayant la capacité d'agir intentionnellement et comme acteurs politiques d’une résistance ? Comment réorganiser le projet d’émancipation pour y inclure les non-humains à partir de leur exposition aux pathologies du capitalisme ?

Enquêter, s’émerveiller et se révolter avec Élisée Reclus

Bonnes feuilles – En 1869 et 1880, le géographe et militant anarchiste Élisée Reclus publie deux livres qui seront les plus réédités et traduits du grand savant. Avec Histoire d’un ruisseau et Histoire d’une montagne, Reclus s'adresse au plus grand nombre dans une langue vivante pour décrire la complexité et la beauté de la nature. Cent-cinquante ans plus tard, ces deux textes résonnent aussi comme des récits écologiques. Nous publions la préface de cette réédition.

Devant l’anéantissement du vivant, des naturalistes entrent en rébellion

Aux premières loges du désastre écologique, des naturalistes assument la portée politique de leurs pratiques de défense du vivant et des milieux. Ces professionnels et amateurs spécialistes de la biodiversité s’organisent pour sortir de leur impuissance. Cet entretien fleuve avec des membres des « Naturalistes des terres » offre une plongée dans un mouvement naissant et bouillonnant d’inventivité.