Que faire des déchets industriels, des gravats ou des résidus d’incinérateur produits au Japon ? Réponse : du territoire. C’est l’objectif du “plan Phenix” à Ôsaka, des terre-pleins construits dans la baie pour enfouir des déchets et prolonger la ville en gagnant sur la mer. Les colonies d’oiseaux menacés qui s’y réfugient pourront-elles s’y maintenir ?
Que signifie vivre dans un territoire contaminé par la radioactivité ? C’est la question explorée dans le beau livre de l’anthropologue Sophie Houdart, “Ce territoire qui, comme une pulsation…” Elle y raconte dix années d’enquête depuis le village de Tôwa, dans la préfecture de Fukushima, auprès de celles et ceux qui habitent “la zone”. Morceaux choisis.
Sur l’île de Yumeshima au Japon, des zones humides s’étaient constituées, accueillant plantes rares et oiseaux par milliers. Des chantiers de construction ont tout rasé. Coup dur pour le petit groupe de bénévoles qui tente de protéger la nature de cette île pas comme les autres : c’est une infrastructure en déchets. Comment persévérer quand tout semble perdu ?