Que signifie vivre dans un territoire contaminé par la radioactivité ? C’est la question explorée dans le beau livre de l’anthropologue Sophie Houdart, “Ce territoire qui, comme une pulsation…” Elle y raconte dix années d’enquête depuis le village de Tôwa, dans la préfecture de Fukushima, auprès de celles et ceux qui habitent “la zone”. Morceaux choisis.
Un documentaire récent entend brosser une image désirable de la France de 2100 à +4°C pour contrer le pessimisme ambiant. Résultat : une France rance, qui a renoncé à l’atténuation, à la justice sociale et même au bon sens. Une tribune collective rétablit les faits scientifiques sur la dévastation du système Terre et remet la question politique au premier plan.
De l’Iran à l’Amérique du Sud, les résistances féministes ont été largement renouvelées depuis dix ans. Sa lecture généreuse du livre “Résistances affectives” de l’anthropologue d’origine iranienne Chowra Makaremi a inspiré à Isabelle Stengers un texte vivifiant autour des “politiques de l’attachement”, en forme de portrait de l’époque à travers ses soulèvements.
Une balade naturaliste au nord du Grand Paris, parmi les fauvettes et les églantiers, ça vous dit ? Dans son livre “Sauver les terres agricoles”, l’ethnologue Stéphane Tonnelat raconte la lutte du Collectif pour le Triangle de Gonesse contre l’artificialisation des terres agricoles en général et le mégaprojet EuropaCity en particulier. Extrait.
Le 28 décembre 2025, un soulèvement majeur a débuté en Iran, mobilisant une très large majorité sociale et spatiale du pays. Il a été écrasé dans le sang les 8 et le 9 janvier par la théocratie fasciste. 30 000 civil·es auraient été assassiné·es en quelques jours, 100 000 blessé·es. Cette tribune de soutien a été écrite depuis plusieurs endroits en rébellion dans le monde.
La recherche scientifique joue un rôle central pour documenter l’étendue et la gravité de la catastrophe écologique. Mais la science n’est-elle pas aussi un moteur de cette crise ? Dans son livre “Décroiscience”, Nicolas Chevassus-au-Louis revient sur l’époque charnière des années 1970, où s’est développé un double mouvement d’autocritique de la science et de l'économie.
Et si on démontait les lieux de pouvoir au lieu de faire en sorte que d’autres y accèdent ? Dans un article anticipant son livre “Elite Capture”, le philosophe étasunien Olúfémi O. Táíwò appelle à défendre les perspectives situées contre ce qu’il appelle la “déférence épistémique”, qui fragmente le collectif politique et entrave la solidarité.
En Occident, on raconte que la liberté politique débute avec les révolutions du siècle des Lumières. A rebours de ce récit, et à l'occasion du 500e anniversaire de la révolte des paysans allemands de 1525, Aurélien Berlan rappelle qu'une conception terrestre de la liberté s'est alors affirmée. 250 ans avant la Révolution française, la paysannerie réclamait déjà la liberté et l’égalité !