Technocritique
T

Quand l’écologie était populaire et (souvent) victorieuse

Dans son livre “Verts de rage”, François Jarrige revient sur deux siècles de combats environnementaux en France. Il souligne l’importance du rôle des classes populaires et des alliances entre groupes hétéroclites, associés de circonstance contre les pollueurs et accapareurs en tout genre. Illustration avec quatre luttes emblématiques des années 1970-1990.

« Nous travaillons gratuitement comme liquidateur·ices nucléaires »

Alors que l’on commémore les 40 ans de Tchernobyl, que les plans de relance du nucléaire civil se multiplient et que l’ombre de l’arme atomique plane toujours sur le monde, deux sociologues s’entretiennent avec l’historienne Kate Brown. Au menu : le mythe du confinement, les contaminations durables, les dépollutions impossibles et l’importance des contre-enquêtes.

L’utopie nucléaire des villes atomiques de la guerre froide

C’est l’histoire d’une utopie nucléaire sur fond de haine réciproque entre les deux puissances ennemies de la guerre froide. Dans “Plutopia”, l’historienne Kate Brown retrace l’histoire de deux cités – l’une soviétique, l’autre américaine – dévolues à la production de plutonium. Et décrit la vie dans ces villes-usines aussi cruciales que secrètes. Extrait.

Trash territoire : gérer la technosphère au Japon

Que faire des déchets industriels, des gravats ou des résidus d’incinérateur produits au Japon ? Réponse : du territoire. C’est l’objectif du “plan Phenix” à Ôsaka, des terre-pleins construits dans la baie pour enfouir des déchets et prolonger la ville en gagnant sur la mer. Les colonies d’oiseaux menacés qui s’y réfugient pourront-elles s’y maintenir ?

Le socialisme après l’IA

Un socialisme avec IA peut-il être autre chose qu’un capitalisme avec une interface améliorée ? Si le socialisme entend employer l’IA pour contribuer à une vie meilleure, prévient Evgeny Morozov, alors il lui faudra revoir entièrement son rapport à la technologie, abordée jusque-là comme un outil neutre à intégrer dans la société et ses institutions.

Comment le numérique est devenu l’utopie du capital

Il y a 30 ans, les promoteurs du numérique annonçaient un monde plus juste, libre et écologique, la fin du travail et l'érosion du capitalisme. Pourquoi ce même numérique façonne un monde chaque jour plus dystopique ? Dans son livre “Pris dans la toile”, Sébastien Broca revient sur les promesses et les illusions portées par l'utopie d'Internet. Extrait.

Numérique, la fin des illusions ? Anatomie d’une utopie

Trente ans après sa naissance, que reste-t-il des promesses d’émancipation portées par l’utopie d’Internet ? Le bilan s’amaigrit chaque jour, à mesure que l'industrie numérique accélère la victoire du techno-fascisme. Cette septième rencontre Terrestres reviendra aux sources de l'utopie numérique pour comprendre cette infrastructure et son idéologie.

Adieu aux cybersoviets : sur les impasses de l’accélérationnisme de gauche

À mesure qu’une partie de la gauche découvre l’écologie, on ne cesse de constater qu’elle reste profondément industrialiste, prisonnière de sa foi dans le progrès et la neutralité des techniques. L’historien des techniques Guillaume Carnino adresse une série d’objections à C. Durand et R. Keucheyan, auteurs de “Comment bifurquer ? Les principes de la planification écologique”.