Ce dernier samedi d’août, l’espace Saint-Jean, au cœur de Melun, déborde. L’affluence est rare, pour la ville préfecture de Seine-et-Marne, et le sujet aride : trois heures de débat autour d’un projet de data center qui doit voir le jour à quelques dizaines de kilomètres de là, dans le village de Fouju. C’est dans ce petit bourg de 660 habitant·es que va émerger, à partir de 2028, l’un des plus gros complexes de data centers d’Europe. Le projet Campus IA, qui représente entre 30 et 50 milliards d’euros d’investissement, consommerait à lui seul plus de 1,4 gigawatt d’électricité, à peu près ce que produit un réacteur de centrale nucléaire. Ce jour-là, le collectif citoyen Stop Campus IA dresse un constat sévère de la situation : le préfet de Seine-et-Marne s’est empressé de délivrer l’autorisation au porteur de projet à la fin de l’été, après une enquête publique que les opposant·es estiment bâclée. D’après le décompte du collectif, 93,1 % des contributions à l’enquête affichent nettement une opposition au data center.
Qu’importe : le Campus IA bénéficie d’un soutien actif du gouvernement, qui en a fait le porte-étendard de sa politique visant à faire de la France une « data center nation ». Un investissement au nom de la « souveraineté technologique », bien que les financements du projet soient majoritairement portés par le fonds d’investissement émirati MGX, l’américain Nvidia, et, plus marginalement, par BPI France et la licorne française Mistral AI.
Fouju fait partie des zones que le gouvernement a identifié pour l’accueil des centres de données : non loin d’une bretelle d’autoroute et d’une zone logistique, à proximité d’une ligne à très haute tension, et attenants à un terrain qui accueillera bientôt une prison, les 90 hectares désignés présentent les infrastructures pour accueillir un centre de données « hyperscale ». En creux, Fouju raconte un phénomène qui prend de l’ampleur depuis plusieurs mois : les data centers sont au cœur d’une vague mondiale de contestation qui cible, d’un même geste, le déploiement de l’intelligence artificielle générative (IAG).
Aux États-Unis, « le peuple contre l’IA »
C’est aux États-Unis que l’opposition aux centres de données a acquis le plus de visibilité. Les centres de données dits « hyperscale », pour souligner leur dimension colossale, ont commencé à y proliférer quelques années avant la vague qui touche aujourd’hui l’Europe. La banque américaine Goldman Sachs Research estime que les plus grands fournisseurs d’IA vont engager près de 755 milliards de dollars en investissements de capital en 2026, et 920 milliards en 2027, dont une majeure partie dans les centres de données. Le sujet est devenu un enjeu électoral1 pour les élections de mi-mandat de novembre, démocrates comme républicains sommés de se prononcer sur une proposition initialement portée par le sénateur socialiste du Vermont, Bernie Sanders : un moratoire2 sur le déploiement des data centers et le développement de l’IA. D’après une enquête d’opinion réalisée par la société Gallup3, plus de 71 % des américains sont opposés à la construction des centres de données. Début septembre, plus de 500 organisations citoyennes, à travers 47 États, avaient rejoint un mouvement national baptisé Stop Data Centers Coalition4. Et cette première passe d’armes a déjà eu un impact significatif : Data Center Watch5 recense 75 projets dont le développement a été bloqué ou retardé entre janvier et mars 2026, représentant près de 130 milliards de dollars. Cette vague de critiques a conduit l’influent magazine américain Time à afficher en une6 les protagonistes d’un « AI backlash » (« retour de bâton contre l’IA »), quand le titre de référence du monde des affaires, The Economist, annonce en première page que ce « AI backlash ne fait que commencer »7. En Europe, des coalitions continentales commencent aussi à émerger : les 6 et 7 novembre, des actions réunies sous la bannière Stop Dirty Data Centers8 sont coordonnées de l’Irlande à l’Allemagne, en passant par les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne ou la France.
Les 6 et 7 novembre, des actions réunies sous la bannière Stop Dirty Data Centers sont coordonnées de l’Irlande à l’Allemagne, en passant par les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne ou la France.
Ces différentes mobilisations sont portées par une dynamique commune : celle d’agréger un front large de revendications, d’organisations et d’individus, aux revendications variées. Consommation d’eau ou d’électricité, artificialisation des sols, extractivisme, nuisance sonore, opacité et faible création d’emplois au regard des milliards déboursé : les motifs de critique sont nombreux. À Fouju, le front qui s’est monté contre le Campus IA mélange résident·es de la ville voisine de Melun, membres de France Nature Environnement, sympathisant·es du parti Les Écologistes ou du Nouveau Parti Anticapitaliste, mais aussi des Soulèvements de la Terre ou de la Confédération paysanne. On retrouve en plusieurs endroits des coalitions formées dans le sillage des précédentes luttes contre des infrastructures industrielles, comme les mégabassines. À Valence (Drôme), le collectif citoyen opposé au data center de Rovaltain a été secondé par les Soulèvements de la Terre et la Confédération paysanne, par des associations environnementales plus institutionnelles comme Les Amis de la Terre, ou encore par l’Atelier paysan, une coopérative qui remet en question le machinisme agricole.

« Nous avons rejoint cette opposition parce que nous menons une lutte contre le déploiement généralisé de l’IA à tous les niveaux de nos vies professionnelles et personnelles, explique Thomas Borrel, directeur de Communs paysans, l’association qui porte les actions de l’Atelier paysan. On voit bien qu’en s’opposant à des projets destructeurs comme les mégabassines ou l’A69, les Soulèvements de la Terre ont contribué à faire émerger des questions de société : la dénonciation des data centers permet de créer les conditions de ce débat », poursuit-il. Les centres de données cristallisent les mécontentements, selon Thomas Borrel, parce qu’ils constituent un « point d’ancrage matériel » pour questionner le déploiement généralisé des technologies. Ces mastodontes de tôle, visibles et bruyants, ont été décidés par des porteurs de projets, acceptés par les maires, font des gagnants et des perdants facilement identifiables : ce sont donc des vecteurs d’engagement bien plus tangibles que des métriques abstraites comme les parties par million (PPM) qui renseignent sur l’évolution du climat. Charge aux mouvements qui développent une critique systémique de la technique de dépasser le « syndrome Not In My Backyard (NIMBY) », qui consiste à refuser le projet à côté de chez soi sans se soucier des constructions ailleurs, et d’en faire des « engrenages dans lesquels on peut mettre un grain de sable », observe encore Thomas Borrel.
Une enquête ethnographique conduite en Pennsylvanie par la Data Society9 souligne que les data centers sont vus comme le « talon d’Achille d’entreprises du numérique qui semblaient intouchables ». Elle observe aussi que « la lutte contre les data centers dépasse la lutte contre l’IA », et qu’elle cristallise un sentiment de déclassement plus général. De fait, puisque les centres de données « hyperscale » ont besoin de vastes espaces et d’accès aux ressources, beaucoup d’entre eux s’implantent dans des territoires relégués, comme le rappelle l’exemple de Fouju. Les promoteurs l’ont d’ailleurs bien compris, axant souvent leur discours sur les opportunités qu’offrent ces infrastructures pour des territoires « en déclin ». « En plus de de la dénonciation des impacts environnementaux et sociaux, les centres de données mobilisent aussi parce qu’ils constituent un lieu physique, tangible, depuis lequel résister aux conséquences du déferlement de l’IA », observe Michelle Thorne, directrice de la stratégie à la Green Web Foundation, qui participe à l’organisation des jours d’action Stop Dirty Data Centers.
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L’utilité sociale de l’IA en question
Dans l’hexagone, on retrouve parmi les opposant·es aux data centers bon nombre de collectifs qui prennent leur racine dans des précédentes mobilisations contre le numérique que nous avions identifiées pour une précédente enquête. Nous avions rencontré Sandrine Larizza, conseillère Pôle Emploi en région lyonnaise, en 2019 : elle organisait alors une marche contre la 5G et les compteurs communicants Linky. Elle est aujourd’hui engagée dans le collectif Désescalade Numérique Lyon, avec lequel elle milite contre le projet de data center à Rovaltain, en même temps qu’elle porte une voix critique au sein de l’organisme public. « L’opposition au déploiement de l’intelligence artificielle générative au travail, et l’opposition à Linky, la 5G, puis aux data centers, ce sont deux moments historiques et parallèles », observe-t-elle. Puisque les infrastructures matérielles permettent le déploiement des algorithmes qu’elle combat par ailleurs, Sandrine Larizza estime qu’elles participent d’une « même logique : celle de remplacer l’humain par la machine ».
La conseillère France Travail avait commencé à s’engager vers 2016, alors qu’Enedis déployait à marche forcée des compteurs Linky, suscitant des interrogations chez des personnes qui ne s’étaient jamais spécialement intéressées à la technologie. Plus de mille collectifs opposés à Linky naissent à travers la France, qui intégreront quelques années plus tard la 5G comme autre objet de contestation. En suivant ces mouvements, nous avions observé que nombre de citoyen·nes éloigné·es des questions techniques s’engagent le jour où un dispositif technique est imposé dans leur vie quotidienne. Le journaliste Nicolas Bérard décrivait Linky et la 5G comme des « usines à militants ». Actualisant cette analyse, nous pourrions aujourd’hui présenter les centres de données hyperscale comme des « gigafactories à militants ».
Le journaliste Nicolas Bérard décrivait Linky et la 5G comme des « usines à militants ». Actualisant cette analyse, nous pourrions aujourd’hui présenter les centres de données hyperscale comme des « gigafactories à militants ».
S’ils sont aussi ciblés par des militant·es « technocritiques », c’est parce que les data centers sont construits pour les besoins d’une IA dont l’utilité sociale est largement remise en question. En 2016, Sandrine Larizza observait le déploiement des premiers algorithmes au sein de France Travail (alors Pôle Emploi), pour automatiser le calcul des droits des usagers. Dès 2023, Pôle Emploi expérimente ChatGPT, avant de le généraliser à ses agents10 en 2024 : depuis, des conversations entre agents et usager·es sont écoutées et synthétisées par une IA, et les échanges passent par le filtre d’un modèle conversationnel, qui soumet à l’agent de France Travail une proposition de texte que celui-ci doit valider ou amender. Dans le même temps, l’institution prévoit de supprimer 3 700 postes grâce à ces gains d’efficience : « à ce moment-là, on se rend compte que tout cela n’a rien de moderne, et qu’il s’agit simplement d’une forme de taylorisme, de l’industrialisation d’activités de service dans les services publics », pointe Sandrine Larizza.
Le sociologue Juan Sebastian Carbonell dresse un constat similaire, dans Un taylorisme augmenté. Critique de l’intelligence artificielle (Amsterdam, 2025) : l’IA participe à découper les activités en une série de tâches peu qualifiées (ici, valider ou refuser les droits calculés pour un usager, puis valider le contenu d’un « échange » avec lui). Les travailleur·ses, transformés en « ouvriers partiels » qui ne maîtrisent qu’une portion du processus de production, sont moins précieux que des artisan·es possédant une vue d’ensemble, et peuvent donc être plus facilement remplacés par les directions. Cette prolétarisation, qui avait touché les ouvrier·es avec les premières machines industrielles, affecte à présent les cols blancs. Cet effet du déploiement des IAG sur le travail a poussé les syndicats à s’emparer de la question, après des décennies d’ambivalence vis-à-vis de la technologie – une partie de la gauche continuant d’espérer qu’un meilleur contrôle de l’appareil productif permettrait d’améliorer les conditions des travailleur·ses. La branche syndicale Solidaires de la Direction générale des finances publiques a interrogé11 4 199 agents : 88 % d’entre eux trouvent leur travail moins utile avec l’IA, 90 % voient moins de sens à leur activité, 85 % estiment que l’IA ne permet pas de se libérer des tâches fastidieuses, et 47 % déplorent une perte d’autonomie. Linda Sehili, secrétaire nationale de Solidaires Finance Publique, qui a participé à mener l’enquête, rappelle que le syndicat revendique une « position technocritique » – une manière, notamment, de faire entendre ses griefs auprès de l’administration sans être taxée de « technophobes ». Faisant le lien entre logiciels et infrastructures, Linda Sehili est aussi intervenue lors de la réunion citoyenne à Fouju pour rappeler la dimension extractiviste des data centers. La CGT, elle, appelle à la création d’un droit de veto « sur la stratégie de l’employeur en matière d’IA »12.
Les impacts environnementaux au cœur des mobilisations
Le Social Change Lab, un centre d’analyse des mouvements sociaux, a mené une étude13 pour comprendre laquelle des critiques portées à l’intelligence artificielle générative était la plus mobilisatrice. Sur les onze arguments testés, ce sont les impacts environnementaux de l’IA qui apparaissent les plus déterminants, devant la perte d’emplois ou la surveillance de masse. Autre élément notable : l’émotion la plus corrélée à l’action n’est pas la peur, mais la colère. Consommation d’énergie, d’eau, de terres agricoles, émissions de PFAS, relance d’infrastructures énergétiques comme la centrale nucléaire américaine de Three Miles Island, fermée et de triste réputation depuis son accident, ou de centrales d’énergie fossile : à l’inverse des applications logicielles d’IA, longtemps invisibilisées, les data centers « externalisent leurs impacts sur les citoyens », observe le Social Change Lab.
Le centre dégage de cette étude trois lignes stratégiques pour organiser un mouvement social. D’abord, « découvrir ce qu’ils ne vous ont pas dit » : la plupart de ces infrastructures avancent à visage couvert, et identifier que le porteur de projet, le prix du foncier, ou la consommation d’énergie ne correspondent pas aux annonces initiales, sont autant de manières de montrer qu’il y a anguille sous roche. Ensuite, « construire la coalition la plus large possible », comme dans les cas de Fouju ou de Rovaltain. Enfin, et surtout, « comprendre à quoi ressemble la victoire » : pour ne pas se limiter à une opposition de principe, le Social Change Lab recommande de faire porter la discussion sur les investissements qui pourraient répondre aux besoins collectifs si des millions n’étaient pas dépensés pour construire un centre de données. Dans le New Jersey, les responsables politiques, face à la mobilisation citoyenne, ont ainsi abandonné14 un projet de data center pour aménager un jardin public à la place. Ces trois lignes de force pourraient être complétées par le triptyque proposé par l’Atelier paysan dans Reprendre la terre aux machines (Seuil, 2021) : éducation populaire, exploration d’alternatives techniques, et rapport de force, doivent être tenues ensemble pour maintenir un élan porteur.
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Les contestations qui naissent à travers la France sauront-elles se fédérer pour peser au niveau national, dans le contexte de l’élection présidentielle ? Du côté des partis politiques de gauche engagés dans l’élection, les positions divergent, mais aucune organisation ne s’est placée en opposition frontale au développement des data centers hyperscale. Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire socialiste avec son parti Place Publique, mise sur un « soutien intensif » à l’IA, dont il veut faire un « levier de transformation des Services Publics » (sic). Les Écologistes ont une position plus élaborée, qu’ils développent dans un « carnet de doctrine numérique »15 publié à la fin de l’été, qui réclame « moins de gigantisme » et plus de « sobriété » ; leur candidate, Marine Tondelier, s’est opposée à plusieurs projets de data centers, pour lesquels elle demande un débat national, sans pour autant s’opposer par ailleurs au déploiement de l’intelligence artificielle.
Du côté des partis politiques de gauche engagés dans l’élection, les positions divergent, mais aucune organisation ne s’est placée en opposition frontale au développement des data centers hyperscale.
La France Insoumise, au travers de Jean-Luc Mélenchon, table de son côté plus sur une régulation favorisant l’intérêt économique de la France, en demandant un moratoire16 sur les data centers financés par des acteurs étrangers, et conserve une attitude réformiste17 voire enthousiaste sur l’IA, misant plutôt sur le fait de « reprendre le contrôle plutôt que de limiter ses usages ». Malgré un engagement de certain·es député·es LFI contre des projets de data centers, comme celui de Fouju, la ligne des Insoumis reste ancrée dans une croyance dans une forme de progressisme technologique, et révèle un espoir d’utiliser les avancées technologiques pour renforcer le contrat social – un rêve auquel nombre de militant·es ont tourné le dos.
Image d’ouverture : modélisation officielle d’un des bâtiments de Campus IA prévu à Fouju, en Seine et Marne.
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Notes
- « Aux Etats-Unis, l’opposition aux data centers grandit et devient un objet politique », Nicolas Chapuis, Le Monde, 27 juillet 2026.[↩]
- discours prononcé par Bernie Sanders le 3 septembre 2026 à voir et à lire sur Le Grand Continent[↩]
- « Americans Oppose AI Data Centers in Their Area », 13 mai 2026, Gallup.com[↩]
- https://stopdatacenterscoalition.org/[↩]
- https://www.datacenterwatch.org/[↩]
- « Le peuple contre l’IA », Une du Time du 3 septembre 2026[↩]
- « The AI backlash is only getting started. Here is how to deal with it », 25 juin 2026, The Economist.[↩]
- https://stopdirtydatacentres.eu/en/[↩]
- « The AI Factory: Data Centers, Power, and Resistance in Late Industrial Pennsylvania », rapport de la Data Society publié le 21 septembre 2026.[↩]
- « France Travail à l’IA », Samir Touzani, 6 juin 2025, Les Échos.[↩]
- Résultats de l’enquête syndicale : « L’impact de l’IA sur tes missions et conditions de travail à la DGFIP »/Users/n/Downloads/4P Impact IA-DEF.pdf, Solidaires Finances Publiques, décembre 2024.[↩]
- « La CGT appelle à une régulation démocratique de l’intelligence artificielle au Sommet pour l’action sur l’IA », 6 février 2025.[↩]
- « Which AI harms & risks will mobilise the public to act? », Markus Ostarek, Cathy Rogers, Ben Kenward & Sam Nadel, 2026.[↩]
- « New Brunswick Kills Plan To Build AI Data Center At 100 Jersey Avenue », Carly Baldwin, 19 février 2026, Patch.com.[↩]
- Technodiversités. Reprendre la main sur le numérique. Carnet de Doctrine numérique. Les Écologistes. Juillet 2026.[↩]
- « Une nouvelle gauche d’action a surgi, elle est faite d’insoumis et de verts, tous écologistes », entretien avec Jean-Luc Mélenchon publié sur Reporterre, 23 juillet 2026.[↩]
- « Mélenchon et l’IA : la France Insoumise peut-elle proposer un programme de “rupture” en matière d’intelligence artificielle ? », Nastasia Hadjaji, 12 septembre 2026, synthmedia.fr.[↩]





