À l’instar d’Anna Tsing ou Donna Haraway, des chercheur·ses du champ des humanités environnementales appellent à s’attacher aux “histoires vraies” pour décrire l’Anthropocène et ses ravages. Objectif : contrer la sidération et imaginer une (autre) suite au monde. Mais qu’est-ce qu’une “histoire vraie” et comment la raconter ? Analyse d’un terme à démêler.
Dans les programmes scolaires, l'écologie est la plupart du temps réduite à la promotion individualisante et dépolitisée des “petits gestes”. Pour son dernier livre, la philosophe et formatrice Irène Pereira s’appuie sur les différents courants de l’écologie sociale afin d’élaborer une pédagogie de l’action collective face aux injustices socio-écologiques.
Des écolos s’alliant aux chasseurs ? Impensable ! Contre les lobbies réactionnaires de la chasse et par pragmatisme, des naturalistes et ornithologues militant·es défendent pourtant une proposition d’union stratégique avec un type de chasse aux oiseaux pour mieux en combattre un autre, particulièrement destructeur. Récit illustré depuis les sommets des Pyrénées.
L’affrontement entre les pensées du vivant et les critiques du capitalisme a beaucoup agité le champ de l’écologie politique francophone. N’est-il pas temps d’acter l’entrelacement des problèmes, sociaux et écologiques ? La pensée du philosophe Baptiste Morizot, a priori éloignée des critiques du capitalisme, propose de nombreux points de jonction.
Années 1980. Alors que l’agriculture soviétique s’industrialise et que les intrants chimiques inondent les champs russes, l’écrivain Ivan Filonenko dénonce un désastre écologique. Dans son livre “Qui suis-je sur Terre ?”, il chronique les alternatives au modèle productiviste tout en s’émerveillant de la beauté du vivant. En route pour les kolkhozes écolo !
Une balade naturaliste au nord du Grand Paris, parmi les fauvettes et les églantiers, ça vous dit ? Dans son livre “Sauver les terres agricoles”, l’ethnologue Stéphane Tonnelat raconte la lutte du Collectif pour le Triangle de Gonesse contre l’artificialisation des terres agricoles en général et le mégaprojet EuropaCity en particulier. Extrait.
Dès 1860, alors que le carbone n’a pas encore envahi l’atmosphère et que le plastique n’existe pas, le géographe et militant anarchiste Élisée Reclus décrit les humains comme des agents géologiques qui modifient le climat. Tout au long de son œuvre monumentale, il parvient à rendre le monde plus familier tout en déployant l’idée d’une condition terrestre.
Équateur, septembre 2008 : pour la première fois dans l’histoire, la constitution d’un pays reconnaît des droits à la nature. Dans "Les droits de la Terre-Mère", petit livre lumineux conçu comme un manuel, Alfredo Gomez-Muller revient sur cet épisode. Remontant à la source des notions de "Pachamama" et de "buen vivir", il esquisse un projet politique puissant depuis les pensées andines.