Alors que l’on commémore les 40 ans de Tchernobyl, que les plans de relance du nucléaire civil se multiplient et que l’ombre de l’arme atomique plane toujours sur le monde, deux sociologues s’entretiennent avec l’historienne Kate Brown. Au menu : le mythe du confinement, les contaminations durables, les dépollutions impossibles et l’importance des contre-enquêtes.
C’est l’histoire d’une utopie nucléaire sur fond de haine réciproque entre les deux puissances ennemies de la guerre froide. Dans “Plutopia”, l’historienne Kate Brown retrace l’histoire de deux cités – l’une soviétique, l’autre américaine – dévolues à la production de plutonium. Et décrit la vie dans ces villes-usines aussi cruciales que secrètes. Extrait.
Se préoccuper d’écologie au milieu des bombes, ça donne quoi ? Dans le livre “Terra Invicta”, des intellectuel·les d’Ukraine conçoivent les œuvres d’art et les humanités environnementales comme des outils de survie intellectuelle et politique en temps de guerre. Et font de l’Est de l’Europe un nouveau creuset pour la pensée décoloniale.
Que signifie vivre dans un territoire contaminé par la radioactivité ? C’est la question explorée dans le beau livre de l’anthropologue Sophie Houdart, “Ce territoire qui, comme une pulsation…” Elle y raconte dix années d’enquête depuis le village de Tôwa, dans la préfecture de Fukushima, auprès de celles et ceux qui habitent “la zone”. Morceaux choisis.
Les conséquences des expérimentations nucléaires en Mā’ohi Nui (Polynésie) sont irréversibles : les terres, la mer et les vies sont contaminées à perpétuité. Il faut pourtant les assumer. Mais comment réparer l’irréparable ? En commençant par se tourner vers les luttes antinucléaires, anticoloniales et féministes, suggère Léna Silberzahn dans cet essai sur l’héritage du nucléaire.
Les expérimentations nucléaires françaises en Mā’ohi Nui (Polynésie) ont rendu malades et tué des milliers de travailleurs polynésiens, appelés et militaires de métropole. Par effet ricochet, ils ont aussi atteint les épouses et les enfants, pourtant éloigné·es de Tahiti. Naïké Desquesnes a enquêté sur le long combat mené par les veuves de la métropole dans l’ombre de la bombe et de sa raison d’État.
Lorsque la France annonce la reprise des essais nucléaires en Mā'ohi Nui (Polynésie) en 1995, Tahiti s’enflamme et le monde se mobilise. Quelques mois plus tard, c’est la fin… sauf pour les victimes des retombées atomiques des 193 bombes explosées dans l’archipel. Hinamoeura Morgant-Cross est l’une d’elles. Militante indépendantiste et anti-nucléaire, elle raconte son combat difficile pour la justice et le soin en contexte colonial.
Enfin un format court dans Terrestres ! Tous les quinze jours dans l’infolettre, un·e membre de la rédaction partage une lecture, un film, une expo… Découvertes récentes ou coups de cœur durables, ces brèves de comptoir au café des Terrestres se lisent aussi vite qu'on avale un expresso. Voici les quatre premières chroniques.