Longtemps méconnu, l’océan est devenu un objet de convoitise industrielle. Des poissons aux minerais, ses ressources s’arrachent. En compagnie du philosophe Baptiste Morizot, de l’activiste Claire Nouvian et du journaliste Guillaume Pitron, Terrestres et Reporterre organisent une soirée sur les enjeux de cette exploitation effrénée. Rendez-vous le 5 novembre à Paris.
Il y a bien longtemps, on pouvait en rêver : + 2°C, comme un été prolongé. Les 2°C sont là et c’est un cauchemar. Dans les Landes, en plus des incendies monstres à répétition qui dévorent les plantations de pins, une autre brûlure menace, venue de l’océan : celles des physalies, qui débarquent en vagues infernales. Enquête au cœur d’écologies bouleversées.
Connaissez-vous You le phoque, Zafar le dauphin ou les orques du clan Gladis ? Dans son livre “Des vies océaniques”, l’anthropologue Fabien Clouette raconte de singuliers destins d’animaux marins qui ont surgi un jour dans la vie des humains, captivant la presse et le public. Et faisant chavirer dans la foulée les frontières entre sauvage et société.
Les images de déchets à la dérive dans les eaux marines ou de bouts de plastique extraits de ventres d’oiseaux sont emblématiques de la pollution. Le cœur du problème est pourtant absent du tableau : c’est la colonisation et ses multiples formes, ainsi que l’affirme Max Liboiron dans un livre important, à la fois enquête et manuel.
L’exploration des fonds marins et celle de l’espace ont-elles une histoire - et des technologies - en commun ? Interrogé par des ingénieurs de la NASA, le commandant Cousteau témoigne du parcours d’une figure de la colonisation des mers venue sur le tard à une écologie qui assume son refus de quitter le “vaisseau-terre”.