Une interrogation revient régulièrement dans certains espaces militants et médiatiques consacrés au climat : pourquoi voit-on si peu de personnes noires et arabes dans les mobilisations écologistes ? La formulation varie, mais le présupposé demeure. Cette question, en apparence anodine, trahit un angle mort politique et épistémologique. Elle suppose que l’écologie serait un espace neutre, universel, accessible à toutes et à tous dans les mêmes conditions. Or ce présupposé est faux. Pire : il est violent.
Il faut d’ailleurs rappeler que ce constat n’a rien de neuf. Depuis une vingtaine d’années, les milieux écologistes eux-mêmes ont produit une littérature abondante sur le racisme environnemental, les inégalités et les injustices écologiques. La question n’est donc pas de découvrir un impensé, mais de refuser de le neutraliser.
La question pertinente n’est pas celle de la participation, mais celle des conditions matérielles, raciales et historiques de l’existence. Elle ne concerne pas l’engagement individuel, mais la structure urbaine, les violences environnementales, la ségrégation spatiale, l’héritage colonial et le racisme d’État qui organisent la ville de Bruxelles et hiérarchisent les corps qui l’habitent1.
Un·e jeune Noir·e ou Arabe à Bruxelles ne vit pas dans la même ville que le Bruxellois blanc favorisé. Il ou elle vit dans une ville bétonnée, saturée de pollution, surveillée, contrôlée, où l’air est plus toxique, les logements plus petits, les espaces verts quasi absents, et où la police remplace souvent l’État social. La question n’est donc pas de savoir pourquoi il ou elle ne milite pas pour la planète, mais comment survivre sur un territoire qui étouffe et qui n’a jamais reconnu ses habitant·es comme des sujets politiques.
Bruxelles, ville impériale : urbanisme racialisé et territoires sacrifiés
Bruxelles n’est pas une ville neutre. Elle est le produit d’une histoire impériale, coloniale et capitaliste dont les traces structurent encore aujourd’hui la distribution de l’espace, des ressources et des nuisances. L’urbanisation capitaliste, comme l’a montré David Harvey, fait de la ville un instrument d’accumulation du capital, au service de certaines classes et au détriment d’autres2.
Encore faut-il rappeler l’ampleur de cette histoire, d’autant que le lectorat français la connaît souvent mal. La Belgique n’a pas été une petite puissance coloniale marginale. De 1885 à 1908, l’actuelle République démocratique du Congo — un territoire d’environ 2,3 millions de km², soit près de quatre-vingts fois la superficie de la Belgique — fut la propriété personnelle du roi Léopold II. L’exploitation forcée du caoutchouc et de l’ivoire y provoqua une catastrophe démographique dont les historiens, faute de recensement, situent l’ordre de grandeur autour de plusieurs millions à une dizaine de millions de morts3. Le Congo resta ensuite colonie belge jusqu’en 1960, et la Belgique administra encore le Ruanda-Urundi — les actuels Rwanda et Burundi — jusqu’en 19624. Les profits de cet empire ont financé une partie des grands travaux de Bruxelles : la ville est, littéralement, en partie bâtie sur le Congo. Le Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren fut érigé sur les fonds de l’État indépendant du Congo ; l’arc du Cinquantenaire fut financé en 1898 sur la cassette personnelle du roi. Ironie plus troublante encore pour notre propos : une bonne part des grands espaces verts bruxellois dont on jouit aujourd’hui — le parc de Tervuren, le parc Josaphat, ceux de Forest ou de Saint-Gilles — ont été aménagés grâce à l’argent du caoutchouc congolais5. La nature urbaine dont l’accès est aujourd’hui si inégalement réparti a, en partie, été payée par le sang colonial.
Cet héritage est une obsession nationale, inscrite dans la pierre : noms de rues, statues, bâtiments. Ce n’est pas un hasard si la Région s’est dotée en mai 2023 d’un plan d’action « Vers la décolonisation de l’espace public », piloté par urban.brussels et intégré au Plan bruxellois de lutte contre le racisme6. Un inventaire des « traces coloniales » a été lancé, une cartographie des cent premières traces rendue publique, des parcours critiques organisés. Ce mouvement est réel, mais il reste largement cantonné à la mémoire symbolique et laisse presque intacte la question, bien plus matérielle, de la répartition de l’air, du sol et des nuisances entre les corps.
➤ Lire aussi | « On est des pauvres, on vit dans des endroits pourris »・Collectif (2026)
Deux lieux pour lire la ville : la statue du Trône et le quartier Matonge
Pour sortir de la référence abstraite, deux lieux bruxellois donnent chair à cette histoire. Le premier est la statue équestre de Léopold II, place du Trône, à deux pas du Palais royal. Inaugurée en 1926, elle célèbre en plein cœur de la capitale le souverain responsable de la mise en coupe réglée du Congo. En juin 2020, dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, ses mains ont été peintes en rouge — en référence au sang colonial — et son socle couvert d’inscriptions : « assassin ». Une pétition pour le retrait des statues du roi a réuni près de 80 000 signatures, culminant le 30 juin 2020, jour anniversaire des soixante ans de l’indépendance congolaise7. La statue est toujours là. Elle dit une chose simple : la ville continue de rendre hommage, dans son espace le plus prestigieux, à celui dont l’entreprise a tué des populations entières — pendant que les descendant·es de ces populations vivent, quelques kilomètres plus loin, dans les quartiers les plus pollués.
Le second est le quartier Matonge, à Ixelles, aux abords de la porte de Namur. Cœur historique de la présence congolaise à Bruxelles, il tire son nom d’un quartier animé de Kinshasa. Sa formation n’a rien de fortuit : c’est autour de la Maison africaine — foyer d’étudiant·es congolais·es dès les années 1950 — de l’ambassade du Congo et de la ligne de bus menant à l’Université libre de Bruxelles que s’est constitué, après l’indépendance de 1960, ce territoire de sociabilité, de commerce et de mémoire8. Matonge illustre l’autre face de l’histoire coloniale bruxelloise : non plus le monument du colonisateur, mais l’ancrage, la résistance et la vie des colonisé·es et de leurs descendant·es. Aujourd’hui, ce quartier populaire est lui aussi soumis à la pression foncière et à la gentrification, qui menacent d’en effacer la mémoire vivante.
La géographie sociale de Bruxelles rend cette histoire lisible dans l’espace. La ville est structurée par un « croissant pauvre » : les quartiers populaires et les plus densément peuplés se concentrent dans le centre et l’ouest, le long du canal — Molenbeek, Cureghem-Anderlecht, une partie de Schaerbeek et de Saint-Josse — tandis que l’est et le sud-est (Woluwe, Uccle, Ixelles sud) rassemblent les quartiers les plus aisés et les mieux dotés en espaces verts. Cette partition n’est ni un hasard ni un effet du relief : elle recoupe très largement les lignes de classe et de race.
Une objection surgit ici, qu’il faut prendre au sérieux plutôt que l’éluder : des familles blanches pauvres vivent aussi dans ces quartiers, et les inégalités écologiques frappent d’abord les classes populaires dans leur ensemble. C’est vrai — et cela ne contredit en rien le propos. Classe et race ne sont pas des explications rivales, elles se renforcent. Dans le croissant pauvre bruxellois, la pauvreté expose tout le monde à l’air toxique et au manque d’espaces verts ; mais à pauvreté égale, les habitant·es racialisé·es cumulent une couche supplémentaire de violence — contrôles policiers, discriminations au logement, relégation, soupçon permanent — que leurs voisin·es blanc·hes ne subissent pas. Parler de racisme environnemental, ce n’est donc pas nier la question sociale : c’est refuser qu’elle serve à masquer la dimension raciale qui la traverse et l’aggrave.

Les populations migrantes — principalement issues du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient — ont été historiquement assignées à des zones urbaines spécifiques : quartiers denses, logements dégradés, proximité des infrastructures industrielles et routières, absence d’espaces verts. Cette ségrégation n’est ni accidentelle ni naturelle : elle est planifiée, reproduite et légitimée par des politiques publiques.
Les données de la Région de Bruxelles-Capitale confirment que les quartiers les plus pauvres, les plus densément peuplés et les plus racialisés concentrent aussi les niveaux les plus élevés de pollution atmosphérique, de bruit et de vulnérabilité sanitaire9.
Les quartiers les plus pauvres, les plus densément peuplés et les plus racialisés concentrent aussi les niveaux les plus élevés de pollution atmosphérique, de bruit et de vulnérabilité sanitaire.
La question du logement en est un révélateur direct. À Bruxelles, la pénurie de logements sociaux et les longues listes d’attente frappent d’abord les ménages populaires et racialisés, tandis que le marché locatif privé reste marqué par des pratiques discriminatoires documentées10. Les travaux comparatifs menés ailleurs — notamment ceux de Valérie Sala Pala sur les discriminations ethniques dans l’accès au logement social en France — éclairent des mécanismes très proches11.
Ce que la littérature anglo-saxonne nomme environmental racism n’est pas une métaphore. C’est un concept analytique précis. Le sociologue afro-américain Robert Bullard fut le premier à mettre en évidence, à partir de données statistiques, la concentration systématique des nuisances environnementales dans les territoires habités par des populations racialisées, dès son ouvrage Dumping in Dixie (1990)12.
À Bruxelles, cette réalité est flagrante. Des zones comme Biestebroeck, Cureghem, Birmingham ou Aumale concentrent depuis des décennies des activités industrielles polluantes, des axes de circulation intense et des projets immobiliers agressifs, tout en étant habitées majoritairement par des classes populaires racialisées. Le marais de Biestebroeck, à Anderlecht, incarne cette logique sacrificielle : un territoire longtemps exploité, pollué, bétonné, aujourd’hui « revalorisé » au profit de nouveaux capitaux, sans réparation pour les habitant·es historiques. Ses derniers espaces de nature — comme l’îlot Shell, que des citoyen·nes se sont mobilisé·es pour protéger — sont sous pression immobilière constante, et sa transformation a fait l’objet de travaux sur la gentrification13.
Le racisme d’État et le racisme environnemental se manifestent concrètement par la concentration d’industries polluantes et de friches toxiques dans les quartiers populaires ; l’absence d’espaces verts, d’aires de jeux et de zones respirables ; une urbanisation et une densification imposées sans consultation des habitant·es ; l’insuffisance du contrôle sanitaire et l’absence de réparation face aux dommages environnementaux ; enfin, une présence policière constante et le profilage racial dans l’espace public.
Les études montrent que la mortalité et la vulnérabilité sanitaire dans ces quartiers sont nettement plus élevées que dans les zones blanches favorisées — asthme, maladies cardiovasculaires, stress chronique — avec un impact direct sur la capacité à participer aux luttes citoyennes ou écologiques14. Le racisme environnemental est donc structurel, institutionnel et intentionnel. Il prolonge l’histoire coloniale en assignant des populations racialisées à des espaces sacrificiels, où l’État décide de qui respire, qui survit et qui meurt.
Les espaces verts : un privilège de classe et de race
L’accès aux espaces verts est un déterminant majeur de santé physique et mentale. Or, à Bruxelles, il est profondément inégal. Les quartiers aisés bénéficient d’un couvert végétal dense, de parcs accessibles, d’arbres, d’ombre et de calme. Les quartiers populaires vivent, eux, dans un environnement minéral, bruyant, saturé.
La règle dite « 3-30-300 » — trois arbres visibles depuis le domicile, 30 % de couvert végétal, un espace vert à moins de 300 mètres — est respectée dans une majorité de quartiers favorisés, mais quasi absente de certaines zones d’Anderlecht ou de Molenbeek15. Dire que « l’accès à la nature est un droit universel » à Bruxelles relève dès lors de la fiction : dans les faits, c’est un privilège de classe et de race.
La pollution de l’air suit la même géographie. Le projet CurieuzenAir a révélé des écarts majeurs de concentration en NO₂ selon les quartiers, avec des niveaux nettement plus élevés dans les zones socio-économiquement défavorisées16. Plus grave encore, le projet Green & Quiet Brussels établit un lien direct entre pollution atmosphérique et mortalité : une augmentation de 5 µg/m³ de particules fines accroît le risque de mortalité de 27 % dans les quartiers défavorisés, contre 7 % dans les quartiers favorisés17. Autrement dit : la ville tue, mais elle ne tue pas tout le monde de la même manière.
Des corps racialisés illégitimes et violentés
Dans les quartiers populaires racialisés, sortir dans l’espace public n’est jamais neutre. Participer est déjà un risque. Le contrôle policier, le profilage racial et la suspicion permanente constituent une expérience quotidienne, largement documentée par les rapports sur les discriminations en Belgique18. Manifester, se rassembler, occuper l’espace — même pour des causes écologiques — expose les corps racialisés à un risque accru de contrôle, d’interpellation, voire de violence. Cette réalité explique une large part de la sous-représentation des quartiers populaires dans les mobilisations écologistes, bien plus que n’importe quel supposé désintérêt.
Les outils de participation citoyenne, tels que FixMyStreet, sont massivement utilisés dans les quartiers blancs et favorisés, mais très peu dans les quartiers racialisés. Non par ignorance, mais par défiance : la conviction, fondée sur l’expérience, que ces outils ne produiront aucun changement réel là où les habitant·es ne sont jamais considéré·es comme prioritaires19. La démocratie environnementale fonctionne ainsi selon une logique sélective : elle inclut celles et ceux qui sont déjà reconnus comme citoyen·nes légitimes.
La démocratie environnementale fonctionne ainsi selon une logique sélective : elle inclut celles et ceux qui sont déjà reconnus comme citoyen·nes légitimes.
Penser l’écologie sans interroger les rapports Nord-Sud, le pillage des ressources, l’extractivisme et les chaînes globales de valeur revient à naturaliser l’ordre impérial existant. Comme le rappelle Françoise Vergès, une écologie dépolitisée devient une écologie de gestion, compatible avec la continuité du capitalisme racial20.
Les quartiers comme Biestebroeck sont des microcosmes du système mondial : territoires exploités, pollués, puis revalorisés au profit d’intérêts extérieurs. Une écologie populaire réellement transformative doit donc articuler justice environnementale, justice raciale et anti-impérialisme.
Pour une écologie populaire, antiraciste et décoloniale à Bruxelles
Les populations racialisées des quartiers populaires n’ont pas attendu les marches vertes pour développer une écologie de résistance. Elles la pratiquent déjà, dans la survie quotidienne, dans la lutte pour un logement digne, pour un air respirable, pour la protection des enfants, pour la solidarité de quartier. Le Front des mères et Bruxelles Panthères, notamment, luttent depuis plusieurs années pour la préservation ou la réouverture d’espaces verts dans des quartiers denses et populaires : ouverture du stade Verdonck, préservation du site du marais de Biestebroeck. Cette démarche rejoint les pensées de l’« écologie de la libération ».
➤ Lire aussi | Pour une écologie de la libération : antiracisme et écologie politique・Fatima Ouassak (2025)
Comme l’écrit Omar Alsoumi dans Enfant de Palestine, il n’y a « pas d’écologie sans lutte des classes et révolutions intérieures » : la destruction des terres et celle des peuples qui les habitent relèvent d’un même continuum colonial21. Ce qui manque, ce n’est pas la conscience écologique. Ce qui manque, ce sont des alliances politiques honnêtes, capables de remettre en cause les privilèges blancs, l’urbanisme capitaliste et l’héritage colonial de nos villes.
Ce qui manque, ce n’est pas la conscience écologique. Ce qui manque, ce sont des alliances politiques honnêtes, capables de remettre en cause les privilèges blancs, l’urbanisme capitaliste et l’héritage colonial de nos villes.
À Bruxelles, l’écologie ne peut être ni neutre ni apolitique. Elle doit choisir son camp. Soit elle continue d’être une écologie de confort, pour corps protégés. Soit elle devient une écologie de libération, pour celles et ceux à qui on a volé l’air, la terre et le droit à la ville.
L’illustration d’ouverture est un tableau de Jean-Baptiste Madou, “Souvenirs de Bruxelles. Promenade au Parc”, réalisé entre 1827 et 1830.
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
Depuis 2018, Terrestres est la revue de référence des écologies radicales.
À travers des essais, enquêtes, traductions inédites et récits de résistances, nous explorons les nouvelles pensées et pratiques nécessaires pour répondre à la catastrophe écologique.
Chaque semaine, nous publions en accès libre des articles qui approfondissent les enjeux écologiques, politiques, et sociaux, tout en critiquant l’emprise du capitalisme sur le vivant. Plus qu’une revue, Terrestres est un laboratoire d’idées et un lieu de réflexions critiques, essentielles à l’élaboration d’alternatives justes et émancipatrices.
En nous lisant, en partageant nos articles et en nous soutenant, par vos dons si vous le pouvez, vous prenez le parti de l’écologie radicale dans la bataille culturelle qui fait rage.
Merci ❤️ !
Notes
- Le terme « racialisé·e » ne désigne pas une « race » — notion sans fondement biologique — mais le fait, pour une personne, d’être assignée à une catégorie raciale par le regard social et les institutions, et d’en subir les effets concrets (discriminations, contrôles, assignation résidentielle). C’est un rapport social, non une essence.[↩]
- David Harvey, « L’urbanisation du capital », Actuel Marx, 35(1), 2004, p. 41-70.[↩]
- Sur le bilan humain de l’État indépendant du Congo (1885-1908), les estimations divergent faute de recensement fiable, mais convergent sur un ordre de grandeur : l’historien Adam Hochschild avance une baisse de population d’environ dix millions de personnes ; le rapport du diplomate Roger Casement (1904) parlait déjà de plusieurs millions de morts. Voir Adam Hochschild, Les Fantômes du roi Léopold II. Un holocauste oublié, Paris, Belfond, 1998.[↩]
- La Belgique administre le Ruanda-Urundi (actuels Rwanda et Burundi), d’abord sous occupation militaire (1916), puis sous mandat de la Société des Nations (1922) et enfin sous tutelle de l’ONU, jusqu’à l’indépendance des deux pays le 1er juillet 1962.[↩]
- Sur le financement colonial de l’urbanisme léopoldien, voir VRT NWS, « Léopold II et le Congo » ; voir aussi le dossier « Bruxelles ville congolaise » de Bruxelles Panthères.[↩]
- Plan d’action « Vers la décolonisation de l’espace public en Région de Bruxelles-Capitale », a été validé par le Gouvernement bruxellois en mai 2023. Il constitue l’action 36 du Plan bruxellois de lutte contre le racisme 2023-2026. Pour en savoir plus, lire le rapport du groupe de travail (février 2022).[↩]
- Voir Kesteloot, Chantal (dir.), « Léopold II et les autres. Des statues controversées dans l’espace public en Belgique », Politika, mis en ligne le 27/06/2023[↩]
- Sur l’histoire du quartier, voir Sarah Demart, « Histoire orale à Matonge (Bruxelles) : un miroir postcolonial », Revue européenne des migrations internationales, 29(1), 2013, p. 133-155.[↩]
- Voir les chiffres de l’institut bruxellois de statistique et d’analyse (IBSA), thème « Environnement et énergie » ainsi que « À l’article de la mort », paru dans Bruxelles en mouvement, 26 février 2014.[↩]
- Bruxelles Logement, Rapport d’activité 2025.[↩]
- Pour une mise en perspective comparée, voir la recension sur Métropolitiques du livre de Valérie Sala Pala, Discriminations ethniques. Les politiques du logement social en France et au Royaume-Uni (Presses universitaires de Rennes).[↩]
- Robert D. Bullard, Dumping in Dixie: Race, Class, and Environmental Quality, Boulder, Westview Press, 1990 — première mise en évidence statistique de la surexposition des populations noires aux nuisances environnementales aux États-Unis.[↩]
- Sur la transformation du marais de Biestebroeck, voir la revue Dérivations (2025); ainsi que le dossier de l’organisation de défense de la biodiversité Natagora sur l’îlot Shell[↩]
- « De l’AVC au cancer du poumon : dans les quartiers les plus pauvres, les Belges meurent plus souvent et plus tôt », L’Écho.[↩]
- Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS), « Espaces arborés et lieux de vie en Wallonie — Application de la règle 3-30-300 », Working Paper n°45. Bruxelles Environnement, cartographie du couvert végétal ; voir aussi le tableau de bord BruGIS.[↩]
- CurieuzenAir, « CurieuzenAir dévoile une disparité notable des niveaux de pollution de l’air à Bruxelles ».[↩]
- Charlotte Noël, Lucía Rodríguez Loureiro, Christophe Vanroelen, Sylvie Gadeyne, « Bruxelles verte et silencieuse ? Analyse des inégalités sociales quant à l’impact des caractéristiques environnementales sur la santé en Région de Bruxelles-Capitale : une approche mixte fondée sur l’intersectionnalité », Interface Demography, Vrije Universiteit Brussel.[↩]
- Ligue des droits humains, « Contrôler et punir ? Étude exploratoire sur le profilage ethnique dans les contrôles de police : paroles de cibles »[↩]
- « Pour une poignée de données », Bruxelles en mouvements n°281, mars/avril 2016, Inter-Environnement Bruxelles.[↩]
- Françoise Vergès, « Il y a des zones à défendre dans ces quartiers populaires », Reporterre, 1er juillet 2023. Voir aussi Françoise Vergès, De la violence coloniale dans l’espace public. Visite du triangle de la Porte Dorée à Paris, Paris, Shed Publishing, 2021.[↩]
- Omar Alsoumi, Enfant de Palestine, Les Liens qui Libèrent, 2025. Militant et paysan palestinien, Alsoumi y noue étroitement libération, décolonisation et écologie.[↩]





