L’écologie a-t-elle déjà tué ? Les trois morts causées par les colis explosifs de l’étasunien Theodore Kaczynski, dit “Unabomber”, semblent l’attester. Mais pour être “écoterroriste”, encore faut-il être écologiste. Or ce n’est pas vraiment le cas de Kaczynski, comme le démontre le politiste Sean Fleming dans un examen inédit et précis de ses écrits.
Conservateurs, réactionnaires, néo-fascistes… Le second mandat de D. Trump a attiré l’attention sur des idéologues étasuniens aussi tapageurs qu’extrémistes. Mais pour la politiste Laura K. Field, ces têtes d’affiche masquent plusieurs courants intellectuels distincts agissant en symbiose au service du projet MAGA. Analyse de son livre “Furious Minds”.
Alors que les puissances dominantes s’abîment à banaliser leur ordre criminel jusqu’à la guerre infinie, les soulèvements récents en Iran et ailleurs sont un appui pour trouer l’horizon et combattre l’indifférence. Face à la cruauté des États s’inventent à de multiples échelles des “résistances affectives”, souvent venues de luttes et de réflexions féministes.
De l’Iran à l’Amérique du Sud, les résistances féministes ont été largement renouvelées depuis dix ans. Sa lecture généreuse du livre “Résistances affectives” de l’anthropologue d’origine iranienne Chowra Makaremi a inspiré à Isabelle Stengers un texte vivifiant autour des “politiques de l’attachement”, en forme de portrait de l’époque à travers ses soulèvements.
Le 28 décembre 2025, un soulèvement majeur a débuté en Iran, mobilisant une très large majorité sociale et spatiale du pays. Il a été écrasé dans le sang les 8 et le 9 janvier par la théocratie fasciste. 30 000 civil·es auraient été assassiné·es en quelques jours, 100 000 blessé·es. Cette tribune de soutien a été écrite depuis plusieurs endroits en rébellion dans le monde.
Le 8 novembre 2024, Julia Chuñil est partie en forêt avec ses animaux. Elle n’est pas revenue. Depuis, les manifestations se multiplient dans tout le Chili, demandant justice et vérité pour cette cheffe de communauté et défenseuse territoriale mapuche, dans un contexte tendu d’extractivisme et de criminalité. Et puis, la terrible nouvelle est arrivée…
Nos technologies avalent un nombre croissant de minerais, dont une partie est arrachée dans la violence. Dans une captivante enquête sur l’extractivisme minier au Congo, Celia Izoard démontre la complicité de l’UE dans une économie de guerre : en signant un accord minier avec le Rwanda, la Commission soutient la terreur et le saccage dans la région du Kivu.
Dans son livre "Gaza, Vie", le journaliste Rami Abou Jamous raconte comment lui et ses proches tentent de s’habituer à la "demi-vie" de misère et d’humiliation dans les camps de tentes, sous la menace constante des bombes. Des récits directs et sensibles sur la peur, le dénuement et la débrouille. Mais c’était avant la famine organisée… Depuis, le génocide se poursuit.