Sophie Gosselin

Sophie Gosselin est agrégée et docteure en philosophie. Elle enseigne la philosophie à l’Université de Tours. Elle a publié plusieurs articles dans la revue Multitudes et la revue Lignes. Ouvrage à paraître aux éditions Dehors en novembre 2018 : Le toucher du monde, techniques du naturer, co-écrit avec David gé Bartoli.

COVID-19 : vers une gouvernementalité anthropocénique

Alors que le président Macron invoque le « tournant de l'innovation » pour imposer la 5G, il apparaît de plus en plus clairement que le discours du progrès linéaire sert le maintien d'un seul monde parmi d'autres. A partir d’une lecture du livre Mauvais temps, Jean-Baptiste Vidalou explore l’imposition des dispositifs de contrôle et d’organisation en réseau et les moyens d’y échapper.

Vivre parmi les existants : une épreuve de monde

Bonnes feuilles – Comment repenser des manières d’habiter la Terre qui ne dissocient plus les êtres humains des non humains, c’est-à-dire qui donnent formes aux transformations réciproques des existants en les inscrivant dans des mondes communs ? Dans leur livre Le Toucher du monde, techniques du naturer (2019), David gé Bartoli et Sophie Gosselin nous invitent à réinventer notre rapport sensible au monde.

Redonner corps à l’esprit des plantes

La question de la vie n’est pas seulement un enjeu biologique mais aussi et peut-être surtout un enjeu métaphysique qui nous interroge sur notre être au monde. À travers l’exploration de la vie des plantes le philosophe Emanuele Coccia renoue avec une approche métaphysique de la question de la nature.

Le point de vue est dans le corps

Dans son ouvrage Métaphysiques cannibales, qui a marqué la pensée contemporaine, l’anthropologue brésilien s'appuie sur ses travaux auprès des peuples amazoniens pour bousculer les postulats du savoir eurocentré et le rapport au monde qu'il présuppose.

La condition terrestre en luttes

A partir de ce qui s’est joué récemment à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, cet essai explore les devenirs terrestres, au-delà de la modernité capitaliste, mais aussi de sa forme « Etat » comme mode totalisant de constitution de la collectivité et comme distributeur par en haut des titres de propriété et de légitimité.

Habiter le monde : des techniques de la vie

« Nous avons perdu le monde », disait Michel Serres dans un livre publié en 1990[1]. Nous défendrons l’hypothèse que cela renvoie au sentiment....