Le bâti en terre crue, une pratique du passé ? Oui, et c’est bien ce qui fait sa valeur. Dans le livre-manuel “Avec la terre”, une sociologue, un maçon et une historienne-artisane appellent à se réapproprier les techniques de construction en terre, pour réparer les ravages d’un siècle de bâtiments industriels et fabriquer des habitats désirables. Extrait.
Dans une enquête importante, la politiste étasunienne Thea Riofrancos analyse les conquêtes de l’extractivisme à travers le lithium, minerai de la “transition” par excellence. Du Chili au Portugal, de nouvelles frontières extractives se dessinent et des conflits miniers s’ouvrent, renouvelant les rapports de dépendance avec les Suds.
Les critiques du capitalisme ont-elles tout dit ? Alyssa Battistoni, spécialiste de théorie politique et figure de la gauche étasunienne, revient sur le problème de la nature comme “don gratuit” chez les écosocialistes. Et va jusqu’à puiser dans l’existentialisme français pour défendre une politique climatique planifiée au nom de la justice sociale. Entretien.
De 1972 à 1980, la revue “La Gueule ouverte” a hurlé de rage et de rire face à la catastrophe écologique. En textes et en dessins, ses auteurs et autrices ont raillé et dénoncé pollution, militarisation ou consommation, ferraillant contre le nucléaire et les institutions. Extrait d’un livre récent qui lui est consacré, avec un édito du génial Pierre Fournier.
Alors que les ravages engendrés par l’industrie du béton sont désormais connus, ses acteurs promeuvent un innovant “béton vert” censé rectifier les méfaits. Problème : outre que ce ciment existe depuis 140 ans, il ne résoudra en rien les giga-dégâts engendrés par une production amenée à exploser. Mise au point historico-technique sur une poudre aux yeux.
Soutenir l’agrandissement des usines électroniques en France, c’est défendre la “souveraineté industrielle” et laisser le reste du monde en paix ? Au contraire, prévient Celia Izoard dans sa préface à l’ouvrage “Anatomie d’une puce”. Les mécanismes de cette supposée “souveraineté” sont aux fondements du renforcement impérial et de la course à l’armement.
Voilà une bonne nouvelle : tout n'a pas déjà été dit sur le capitalisme et l’anticapitalisme. Les blasé-es comme les curieux peuvent donc se réjouir du volume collectif, Mondes postcapitalistes, coordonné par Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre. Rencontre Terrestres avec les auteurs le 28 mai à l’Académie du climat.
C’est un livre dans lequel on voudrait habiter : dans “Mondes postcapitalistes” des dizaines d’auteur·ices imaginent la vie après le capitalisme, puisant dans le meilleur des sciences humaines et sociales pour composer une société libre et épanouissante. Reste à la faire advenir, contre un capitalisme bien décidé à tout détruire ! Tour d’horizon de l’ouvrage.