Ecomarxisme

Le Covid-19 et les circuits du Capital

Plutôt que messager de la nature, le coronavirus qui nous affecte doit son existence à un vaste réseau de relations : grandes places financières mondiales, marchés aux animaux, néo-libéralisation des politiques de santé publique, confinement des travailleurs et industrialisation de l’élevage animal. Faire face à la pandémie, ce pourrait être alors penser un projet de « désaliénation ».

Comment notre monde est devenu cheap

« Cheap » ne veut pas simplement dire « bon marché ». Ce terme désigne aussi la structure de dévalorisation et de dépossession écologique et sociale qui sous-tend l'extension de la sphère marchande. Ainsi en va-t-il d’un simple nugget de poulet. Dans cet extrait de l'introduction de leur dernier livre, Jason Moore et Raj Patel, décortiquent le nugget et son monde — forcément cheap.

L’écologie du capitalisme ou la grande braderie du monde

À l'heure où le mouvement des gilets jaunes combat la grande braderie des vies, l'ouvrage Comment notre monde est devenu cheap de Moore et Patel tombe à pic. Croisant marxisme et écologie il met au jour les mécanismes d'appropriation de la nature et d'exploitation des humains, et dessine les voies d'une contre-attaque.

Le marxisme vert pâle est-il soluble dans le capitalisme ?

« L’écologie est inconciliable avec le capitalisme », telle est la thèse de Fred Magdoff et John Bellamy Foster. Pour eux, seul un État socialiste est à même de faire adopter des mesures contraignantes. Mais loin de la « révolution écologique » promise, c'est davantage un catalogue de propositions de type « capitalisme vert » que déroule l'ouvrage.