Jusqu’en 2024, plus de 60 % du charbon consommé en Israël provenait de Colombie. Un scandale pour les activistes palestinien·nes, mais aussi pour les syndicats colombiens et pour le président de gauche, hostile aux fossiles. Enquête haletante au cœur d’une campagne contre la relation toxique entre l'industrie minière colombienne et le militarisme israélien.
« La porte de l’Orient. Un Dubaï occidental. Un second Monaco. Que Gaza devienne une plateforme touristique est dans la logique des choses. » Dans un texte tranchant, l’écrivain Aurélien Bellanger projette Gaza dans un devenir technocapitaliste. Gaza Inc., futur du monde ? Toute ressemblance avec des projets réels n’est en tout cas pas fortuite.
Comment continuer à vivre quand on se sent coupable d'avoir survécu ? Comment espérer encore quand la guerre vous a appris à craindre tout ce qui fait la vie et la joie — et jusqu'à la lumière elle-même ? Alors qu'Israël continue à tuer et à bombarder, Abdullah Hany Daher, écrivain et journaliste palestinien, livre depuis Gaza un témoignage aussi bref que bouleversant.
97 % des cultures arboricoles ont été détruites par deux ans de guerre alors que 78 % des immeubles et 97 % des écoles ont été rasés ou endommagés. Face à cet anéantissement délibéré, l'essayiste franco-libanaise Dominique Eddé offre dans son livre « La mort est en train de changer » des réflexions très justes sur l'engrenage mortifère de cette guerre. Extraits choisis.
Penser ensemble Gaza et le climat ? Oui, car tout se tient comme le défend ici Hamza Hamouchene, qui retrace l’écocide au long cours derrière le génocide en cours. Après la destruction de l’agriculture et l’accaparement de l’eau, les projets énergétiques d’Israël jettent une lumière crue sur l’impérialisme extractiviste à l’œuvre dans la logique coloniale.
Dans son livre "Gaza, Vie", le journaliste Rami Abou Jamous raconte comment lui et ses proches tentent de s’habituer à la "demi-vie" de misère et d’humiliation dans les camps de tentes, sous la menace constante des bombes. Des récits directs et sensibles sur la peur, le dénuement et la débrouille. Mais c’était avant la famine organisée… Depuis, le génocide se poursuit.
Des paysan·nes molesté·es, des plantations saccagées, de l’eau accaparée ou des oliviers en feu… Cela fait longtemps que pratiquer l’agriculture en Palestine occupée est une gageure. Alors que la violence des colons s’amplifie toujours plus, trois membres d’un collectif d’agroécologie basé à Ramallah témoignent de l’acharnement contre la paysannerie palestinienne à l’occasion de leur visite en France.
Trois photos. Trois photos de corps brisés par la douleur parmi toutes celles qui témoignent de l’horreur à Gaza. Alors qu’elles attestent de la campagne d’annihilation, ces images n’ont abouti à aucune action pour protéger les Palestinien·nes ou infléchir le déchaînement de violence. L’autrice de ce texte fort et personnel tente de sauver ces corps d'une politique de déshumanisation radicale.