L’art ancestral du rêve dans différentes cultures peut-il nous aider à survivre individuellement et surtout à nous organiser collectivement ? Rencontre Terrestres autour des rêves avec Barbara Glowczewski et Nastassja Martin le 3 juin à l’Académie du climat, pour saisir la portée politique de la pratique du rêve et imaginer de nouvelles formes de résistance.
Voilà une bonne nouvelle : tout n'a pas déjà été dit sur le capitalisme et l’anticapitalisme. Les blasé-es comme les curieux peuvent donc se réjouir du volume collectif, Mondes postcapitalistes, coordonné par Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre. Rencontre Terrestres avec les auteurs le 28 mai à l’Académie du climat.
Longtemps, l’histoire a étudié les humains et leurs événements, la nature n’étant qu’un décor ou une ressource. Et puis l’histoire environnementale a inclus les animaux, les mers ou les microbes dans l’analyse, en leur conférant un rôle actif. Mais de quelle agentivité parle-t-on ? Essai sur une question passionnante, par l’historienne Bathsheba Demuth.
C’est un livre dans lequel on voudrait habiter : dans “Mondes postcapitalistes” des dizaines d’auteur·ices imaginent la vie après le capitalisme, puisant dans le meilleur des sciences humaines et sociales pour composer une société libre et épanouissante. Reste à la faire advenir, contre un capitalisme bien décidé à tout détruire ! Tour d’horizon de l’ouvrage.
L’affrontement entre les pensées du vivant et les critiques du capitalisme a beaucoup agité le champ de l’écologie politique francophone. N’est-il pas temps d’acter l’entrelacement des problèmes, sociaux et écologiques ? La pensée du philosophe Baptiste Morizot, a priori éloignée des critiques du capitalisme, propose de nombreux points de jonction.
Les discours sur le changement climatique entendent revenir au climat de l’Holocène, étalon d’habitabilité où s’épanouit la civilisation. Mais quelle civilisation ? Dans ce troisième volet de son enquête sur l’Anthropocène, le philosophe Pierre de Jouvancourt interroge un impensé majeur des sciences de la terre et du climat : la norme civilisationnelle.
Chaque année, des milliers de Marocaines partent travailler comme saisonnières dans les coopératives de fraises d’Andalousie. Entre exploitation et émancipation, ces femmes participent d’une « agriculture de survie » que la géographe Chadia Arab documente depuis plus de quinze ans. Entretien.
Dans son livre “Verts de rage”, François Jarrige revient sur deux siècles de combats environnementaux en France. Il souligne l’importance du rôle des classes populaires et des alliances entre groupes hétéroclites, associés de circonstance contre les pollueurs et accapareurs en tout genre. Illustration avec quatre luttes emblématiques des années 1970-1990.