Pourquoi le paysan argentin a raison de dire que le soja OGM...

Depuis quatre décennies, la philosophe Isabelle Stengers a forgé les outils pour développer une approche écologique de la production des connaissances. Elle s'en explique dans cet entretien inédit avec Marin Schaffner, qui paraîtra le 10 mai dans le livre "Un sol commun", pour les dix ans des éditions Wilproject.
Cet entretien de Marin Schaffner avec Isabelle Stengers est extrait du recueil de textes Un sol commun, qui paraîtra le 10 mai...

Dernier débat avant la fin du monde

/
Le 24 avril 2019, au Théâtre de l'Echangeur, la revue Terrestres co-organisait un débat sur l'action militante à l'heure des fins de mois et de monde. Quel bilan tirer des derniers mois d'ébullition politique ? Quelles perspectives s'ouvrent désormais aux mouvements écologistes et aux Gilets jaunes ? Peuvent-ils s'instruire réciproquement des expériences passées et construire des actions communes ?
https://www.youtube.com/watch?v=z3mhM3OImZs&feature=youtu.be&fbclid=IwAR0RR1Kd5uNzIC7XxGkuteIuxRrnQo_z6seWn1hTqxtmluSLDwfAktYZXJk DERNIER DEBAT AVANT LA FIN DU MONDE Après "On s'est planté", réfléchissons à la stratégie du...

Il est trop tard pour rester calme

/
À l’automne 2018, deux forces sociales persistantes ont émergé conjointement, les Gilets Jaunes et les Marches Climatiques. Chacune à sa façon pose de manière brûlante la question d'une bifurcation historique de nos sociétés et la nature du pouvoir qui leur fait face. Comment interpréter le glissement autoritaire du régime au moment où la nécessité de changements fondamentaux se fait de plus en plus pressante ?
Ce texte est une contribution aux discussions qui auront lieu lors d'une table-ronde co-organisée par la revue Terrestres le 24 avril à 19h à Paris.
Ce qui arrive aux Gilets Jaunes arrive à chacun d’entre nous. Que l’on se sente proche ou à distance des Gilets Jaunes,...

Après le déluge, comment retrouver une terre animée ?

David Abram interroge les liens entre l’évolution de la « technique alphabétique », des grecs anciens jusqu’à nous, et notre progressif désintérêt pour ce qui ne serait pas proprement humain. Mais cette critique prépare aussi une proposition : si les mots influencent les régimes d’attention, ne peut-on pas capter leurs puissances pour redevenir sensibles aux « mondes plus qu’humains » ?
A propos de David Abram, Comment la terre s'est tue, trad. Isabelle Stengers et Didier Demorcy, Paris, La Découverte, 2013.

La nature de leurs limites

L’ouvrage « Nos limites », premier livre de deux des principaux animateurs de la revue « Limite, revue d'écologie intégrale » donnait à comprendre, dès 2014, une pensée qui s'apparente davantage à une théologie catholique conservatrice – mal cachée derrière une forêt de références – qu'à une proposition écologiste. Ce texte est le 2e article (lire le 1er ici) d'une série qui se poursuivra prochainement.
À propos de Gaultier Bès, Marianne Durano, Axel Nogaard Rokvan, Nos limites. Pour une écologie intégrale, Paris, Le Centurion, 2014. S’inquiéter de la...

Le temps compté

/
Si le capitalisme s’exerce d’abord et essentiellement par une prise sur le temps, alors la possibilité d’expériences de vie collectives qui échappent à cette emprise ne sera possible qu’à condition de rompre avec sa manière de compter et d’agencer le temps. C’est à une relecture du conflit politique comme conflit des temps que nous engage ainsi le philosophe Jacques Rancière.
Notes sur quelques textes récents de Jacques Rancière Les temps modernes, Paris, La Fabrique, 2018 Les...

Qui sont les ennemis de l’écologie politique ?

/
[Bonnes feuilles] Extrait du dernier livre de Serge Audier, l’Âge productiviste, ce texte participe à clarifier les relations historiques entre l'écologie politique et les deux grandes idéologies de l’industrialisation : le capitalisme et le socialisme.
Avec L'Âge productiviste : hégémonie prométhéenne, brèches et alternatives écologiques (La Découverte, février 2019), le philosophe Serge Audier poursuit son travail méticuleux...

Redonner corps à l’esprit des plantes

La question de la vie n’est pas seulement un enjeu biologique mais aussi et peut-être surtout un enjeu métaphysique qui nous interroge sur notre être au monde. À travers l’exploration de la vie des plantes le philosophe Emanuele Coccia renoue avec une approche métaphysique de la question de la nature.
À propos de Emanuele Coccia, La vie des plantes. Une métaphysique du mélange, Bibliothèque Rivages, 2016, 192 p. Depuis...