“Il n’y avait pas d’animal au Moyen Âge.” Ainsi s’ouvre le livre de Pierre-Olivier Dittmar, une passionnante histoire socio-culturelle du vivant sur le thème de l’animal en tant que catégorie, qui n’a pas toujours existé comme on la connaît. Contrairement aux animaux eux-mêmes, qui vivaient bien sûr par milliers autour des humains, parmi eux… ou en eux. Extrait.
L’affrontement entre les pensées du vivant et les critiques du capitalisme a beaucoup agité le champ de l’écologie politique francophone. N’est-il pas temps d’acter l’entrelacement des problèmes, sociaux et écologiques ? La pensée du philosophe Baptiste Morizot, a priori éloignée des critiques du capitalisme, propose de nombreux points de jonction.
1989 : dans une enquête magistrale sur le rôle des femmes dans la primatologie, Donna Haraway articulait sciences, patriarcat, racisme et impérialisme. Un classique fondateur des humanités environnementales enfin traduit, alors que les grands singes, à l’interface entre nature et culture, vivent désormais au seuil de l’extinction. Préface inédite et introduction.
Universelle, la viande ? Pas du tout : c’est la colonisation et le capitalisme qui ont imposé le carnisme. Dans la plupart des cultures, l’alimentation de base est largement végétale. Même en France, on pourrait composer un véritable “véganisme populaire” avec d’anciennes recettes. Tour d’horizon des coutumes, pour mieux liquider nos héritages impérialistes.
Connaissez-vous You le phoque, Zafar le dauphin ou les orques du clan Gladis ? Dans son livre “Des vies océaniques”, l’anthropologue Fabien Clouette raconte de singuliers destins d’animaux marins qui ont surgi un jour dans la vie des humains, captivant la presse et le public. Et faisant chavirer dans la foulée les frontières entre sauvage et société.
Centrés sur nous-mêmes, sur la singularité de nos sens et la primauté de notre vision, nous en oublions souvent que le monde est bien plus vaste que ce que nous pouvons en voir, démultiplié par les perceptions infiniment diverses de ses autres habitant·es. Une leçon de perspectivisme éthologique dans les pas d’Ed Yong, l’auteur du bestseller "Un monde immense".
Pour comprendre les impasses actuelles de l'élevage industriel, il est utile de revenir à l'histoire longue de la domestication des animaux par les humains. Le passage des sociétés basées sur la chasse à celles sur l’élevage des animaux a provoqué une série de bouleversements. Trois ouvrages récents proposent une relecture théorique et incitent à imaginer des alternatives pour vivre autrement avec les animaux.
Alyte est un crapaud survivant. Il était sur le dos de son père qu'une voiture a écrasé. « Léthalyte » : c’est ainsi que les vivants de la forêt nomment la route qui déchire leur monde et menace son tissu de symbioses et de prédations. Sous les arbres, un soulèvement se prépare… Extrait d’une bande dessinée sublime et puissante, entièrement non-humaine.