Animaux
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Pour une écologie érotique : jouir pour sauver le monde ?

Et si la jouissance (re)devenait politique ? C’est ce que défend la philosophe écoféministe Myriam Bahaffou dans un essai au croisement des pensées décoloniales et autochtones, qui imagine une éthique environnementale où le plaisir cesse d’être oublié et où les autres qu’humains sont à la fois désirés et désirants. Un ‘date’ avec le vivant qui fait du bien.

Ouvrir la fenêtre pendant l’orage

Celles et ceux qui ont assisté à des spectacles de Baro d’evel portent en eux un petit secret : il existe une compagnie dont l’art total mêle cirque, poésie, danse, chant et travail avec les animaux. Baro d’evel donne forme aux vertiges de notre époque. Leur livre “Le dedans et le dehors”, aussi beau à regarder qu’à lire, raconte leur monde. Extrait.

Le plomb dans l’aile : alliances et discordes entre chasseurs et ornithos

Des écolos s’alliant aux chasseurs ? Impensable ! Contre les lobbies réactionnaires de la chasse et par pragmatisme, des naturalistes et ornithologues militant·es défendent pourtant une proposition d’union stratégique avec un type de chasse aux oiseaux pour mieux en combattre un autre, particulièrement destructeur. Récit illustré depuis les sommets des Pyrénées.

Voyage au Moyen Âge, quand l’animal n’existait pas

“Il n’y avait pas d’animal au Moyen Âge.” Ainsi s’ouvre le livre de Pierre-Olivier Dittmar, une passionnante histoire socio-culturelle du vivant sur le thème de l’animal en tant que catégorie, qui n’a pas toujours existé comme on la connaît. Contrairement aux animaux eux-mêmes, qui vivaient bien sûr par milliers autour des humains, parmi eux… ou en eux. Extrait.

Penser le vivant ou critiquer le capitalisme ? Une lecture de Baptiste Morizot

L’affrontement entre les pensées du vivant et les critiques du capitalisme a beaucoup agité le champ de l’écologie politique francophone. N’est-il pas temps d’acter l’entrelacement des problèmes, sociaux et écologiques ? La pensée du philosophe Baptiste Morizot, a priori éloignée des critiques du capitalisme, propose de nombreux points de jonction.

Le tournant féministe de la primatologie

1989 : dans une enquête magistrale sur le rôle des femmes dans la primatologie, Donna Haraway articulait sciences, patriarcat, racisme et impérialisme. Un classique fondateur des humanités environnementales enfin traduit, alors que les grands singes, à l’interface entre nature et culture, vivent désormais au seuil de l’extinction. Préface inédite et introduction.

Décoloniser nos assiettes

Universelle, la viande ? Pas du tout : c’est la colonisation et le capitalisme qui ont imposé le carnisme. Dans la plupart des cultures, l’alimentation de base est largement végétale. Même en France, on pourrait composer un véritable “véganisme populaire” avec d’anciennes recettes. Tour d’horizon des coutumes, pour mieux liquider nos héritages impérialistes.

Les résidents de la mer : rencontres dans les estrans

Connaissez-vous You le phoque, Zafar le dauphin ou les orques du clan Gladis ? Dans son livre “Des vies océaniques”, l’anthropologue Fabien Clouette raconte de singuliers destins d’animaux marins qui ont surgi un jour dans la vie des humains, captivant la presse et le public. Et faisant chavirer dans la foulée les frontières entre sauvage et société.