Que serait une conception féministe de Gaïa ? Deux ouvrages récents explorent la pensée de la biologiste étasunienne Lynn Margulis, co-autrice de l’hypothèse Gaïa. Piochant dans l’anthropologie, l’histoire des sciences ou la psychanalyse, ils restituent la singularité de la vision du vivant de Margulis et font émerger une pensée renouvelée de Gaïa.
Ce sont les plantes qui ont rendu le monde vivable pour les êtres que nous sommes. L'anthropologue Natasha Myers nous montre ici comment les « êtres verts » constituent une force géologique, à l'échelle du monde, avec lesquels nous pouvons élaborer des formes de collaboration éthique, voire politique, pour vivre et survivre à l'ère de l'Anthropocène.
Que disent les noms de ceux qu'ils nomment ? En particulier quand des espèces mourantes sont nommées dans les mots d'une langue morte. Dans ce court texte poétique, Elio Possoz nous invite à nous ressaisir de nos relations aux vivants par des mots et une attention renouvelée.
La question de la vie n’est pas seulement un enjeu biologique mais aussi et peut-être surtout un enjeu métaphysique qui nous interroge sur notre être au monde. À travers l’exploration de la vie des plantes le philosophe Emanuele Coccia renoue avec une approche métaphysique de la question de la nature.