Longtemps méconnu, l’océan est devenu un objet de convoitise industrielle. Des poissons aux minerais, ses ressources s’arrachent. En compagnie de Claire Nouvian et Guillaume Pitron, Terrestres et Reporterre organisent une soirée, le 5 novembre, sur les enjeux de cette exploitation effrénée.
De 1949 à 1990, la RDA fut le premier extracteur de lignite au monde et l’un des États les plus destructeurs de l’environnement, polluant durablement les sols, contaminant l’air et dégradant la santé de sa population. Tout ça vous paraît loin ? L’Allemagne reste à ce jour la championne européenne du charbon. Récit d’une extraction sans transition.
Dans une enquête importante, la politiste étasunienne Thea Riofrancos analyse les conquêtes de l’extractivisme à travers le lithium, minerai de la “transition” par excellence. Du Chili au Portugal, de nouvelles frontières extractives se dessinent et des conflits miniers s’ouvrent, renouvelant les rapports de dépendance avec les Suds.
Bien avant la “découverte” de la toxicité du chlordécone, des travailleur·euses agricoles martiniquais·es s’organisaient pour réclamer l’interdiction des pesticides. Dans un entretien, les chercheurs Xavier Dolmen et Orian Lempereur-Castelli reviennent sur les revendications écologistes de 1974, effacées par la “blanchité et la colonialité du savoir”.
Alors que les ravages engendrés par l’industrie du béton sont désormais connus, ses acteurs promeuvent un innovant “béton vert” censé rectifier les méfaits. Problème : outre que ce ciment existe depuis 140 ans, il ne résoudra en rien les giga-dégâts engendrés par une production amenée à exploser. Mise au point historico-technique sur une poudre aux yeux.
Les énergies fossiles russes maintiennent à la fois le régime en place et la société à flot. Une Russie post-Poutine et post-hydrocarbures tiendrait-elle encore debout ? Lecture croisée de deux livres majeurs sur le plus vaste empire du pétrole et du gaz, alors que la guerre en Ukraine se poursuit et que le changement climatique percute la Russie comme jamais.
Soutenir l’agrandissement des usines électroniques en France, c’est défendre la “souveraineté industrielle” et laisser le reste du monde en paix ? Au contraire, prévient Celia Izoard dans sa préface à l’ouvrage “Anatomie d’une puce”. Les mécanismes de cette supposée “souveraineté” sont aux fondements du renforcement impérial et de la course à l’armement.
Chaque année, des milliers de Marocaines partent travailler comme saisonnières dans les coopératives de fraises d’Andalousie. Entre exploitation et émancipation, ces femmes participent d’une « agriculture de survie » que la géographe Chadia Arab documente depuis plus de quinze ans. Entretien.