De 1949 à 1990, la RDA fut le premier extracteur de lignite au monde et l’un des États les plus destructeurs de l’environnement, polluant durablement les sols, contaminant l’air et dégradant la santé de sa population. Tout ça vous paraît loin ? L’Allemagne reste à ce jour la championne européenne du charbon. Récit d’une extraction sans transition.
Alors que l’autoroute A69 est quasi-terminée et que le backlash écolo n’en finit pas de s’aggraver, pas évident en ce moment de trouver de quoi espérer côté environnement. On a donc sauté sur le livre “Territoires en résistance”, qui rassemble des luttes victorieuses parfois méconnues et interroge les stratégies gagnantes. Entretien avec les autrices.
Bien avant la “découverte” de la toxicité du chlordécone, des travailleur·euses agricoles martiniquais·es s’organisaient pour réclamer l’interdiction des pesticides. Dans un entretien, les chercheurs Xavier Dolmen et Orian Lempereur-Castelli reviennent sur les revendications écologistes de 1974, effacées par la “blanchité et la colonialité du savoir”.
Dans “La terre amoureuse (se dit de la terre qui colle aux bottes)”, Rebekka Deubner photographie le territoire des mégabassines, à la rencontre des paysan·nes et de leur milieu. Puis l’autrice Estelle Benazet Heugenhauser prend le prétexte d’une virée en bus dans les Deux-Sèvres pour mêler paysages, mémoire intime et sabotage dans un texte superbe. Extrait.
L’invasion israélienne du Liban-Sud ne détruit pas seulement des vies, des champs et des vergers : elle annihile les habitats et fait tout pour rendre le retour impossible. Parmi celles et ceux qui ont choisi de rester malgré le danger, des femmes s’attachent à cultiver la terre. Reportage exclusif dans les jardins d’un territoire dévasté mais résistant.
À l’instar d’Anna Tsing ou Donna Haraway, des chercheur·ses du champ des humanités environnementales appellent à s’attacher aux “histoires vraies” pour décrire l’Anthropocène et ses ravages. Objectif : contrer la sidération et imaginer une (autre) suite au monde. Mais qu’est-ce qu’une “histoire vraie” et comment la raconter ? Analyse d’un terme à démêler.
Celles et ceux qui ont assisté à des spectacles de Baro d’evel portent en eux un petit secret : il existe une compagnie dont l’art total mêle cirque, poésie, danse, chant et travail avec les animaux. Baro d’evel donne forme aux vertiges de notre époque. Leur livre “Le dedans et le dehors”, aussi beau à regarder qu’à lire, raconte leur monde. Extrait.
Pour son livre “Burn out”, l’historienne Hannah Proctor a exploré les archives de groupes politiques et interrogé des militant·es sur les émotions négatives qui accompagnent les défaites. Et si la dépression, l’épuisement ou le deuil étaient non pas un fait privé mais une composante à part entière des pratiques collectives d’organisation ? Entretien.