Xavier Ricard Lanata

Propositions pour un retour sur Terre

Entendre cette clameur des vivants qui habitent avec nous la Terre est devenu une affaire de vie ou de mort. Tel est le sens des « propositions pour un retour sur Terre » : engager une politique qui viendrait se substituer à celle de la croissance et de la consommation infinies pour ouvrir la voie d'un habiter terrestre, viable et fraternel.

Mondialisation, dernière station  !

Bonnes feuilles - Les économies autrefois privilégiées des pays occidentaux seraient-elles à présent en cours de « tropicalisation » ? Que se passe-t-il lorsque, soumises à la prédation et à l’extractivisme du capital financier, les sociétés des pays du « Nord » ne parviennent plus à externaliser la violence vers leur périphérie et se retrouvent, elles aussi, ravagées ?

Ecologie du labyrinthe

La dernière création de Wajdi Mouawad, Fauves, donnée jusqu'au 21 juin au Théâtre National de la Colline, nous introduit dans le labyrinthe qui a marqué la destinée d'un homme, réalisateur de films et acteur du film de sa vie, dont il ignore le scénario et jusqu'aux personnages principaux. Son parcours lui révèle le mystère de ses origines et l'initie à une nouvelle vérité : nous ne sommes qu'un nœud, multiple et mouvant, de relations donnant ainsi corps à une conception écologiste du psychisme.

L’incendie de Notre-Dame nous rappelle à notre condition terrestre

La forêt de Notre Dame a brûlé. Ses pierres sont calcinées. Quels que soient les progrès techniques accomplis depuis le temps des premiers bâtisseurs, sa restauration nous fournit l'occasion de retrouver les métiers oubliés et d'effectuer un salutaire « retour à la Terre » à moins qu'il ne s'agisse d'un envol. L'incendie de Notre-Dame nous invite à faire enfin de la Terre notre Ciel.

Dans les eaux glacées du calcul égoïste

Le théâtre peut-il venir au secours de l’écologie ? Sans doute, si l’on juge que la faiblesse de celle-ci s’explique en partie par son incapacité à bouleverser nos sens. Il est heureux que des artistes comme Anne-Cécile Vandalem s’emparent de l’enjeu du siècle dans ces lieux où s’agrège un public venu spécialement pour être troublé par la circulation de la parole et l’enchevêtrement des corps.

Ecologie et cosmopolitisme : l’enjeu des migrations

Face aux questions soulevées par le phénomène migratoire, l’écologie est souvent en peine de définir une position. Rien ne l’autorise à déterminer la composition du corps social ancré dans un territoire, mais elle peut œuvrer à ce que le « territoire » fournisse la mémoire et la matière à ce que Kwane Appiah nomme un « cosmopolitisme enraciné ».