Amazonie

Lignes de fuite dans l’anthropologie amazoniste

Dans un livre récemment traduit, l’anthropologue brésilien Viveiros de Castro revient sur la figure de Pierre Clastres. Il s’interroge notamment sur sa postérité, non seulement pour les études amazoniennes, mais aussi pour des pans entiers de la pensée politique contemporaine, qui ont placé la question de l’Etat et de sa critique au centre de leur réflexion.

Nos corps diplomatiques

Amazonie, 2000. Pêches matinales et incident diplomatique. Yoann Moreau revient sur un quiproquo comme il en arrive souvent aux anthropologues en cultures autres. L'épisode nous donne à comprendre qu'habiter la Terre c'est cohabiter dans le divers des vivants, ayant chacun leur territorialité, leurs signes. C'est vivre en diplomate sur un sol qui ne nous appartient pas.

Le paresseux et le brasier

La forêt est-elle hérétique ou sorcière ? Mérite-t-elle le bûcher ? Les incendies nous avilissent en même temps qu'ils font périr plantes et animaux. Pablo Solon nous invite à devenir, un instant, paresseux, et à placer comme lui tous nos espoirs de survie dans le vent, la pluie, la solidité d'un arbre trois fois centenaire : en un mot d'embrasser la forêt, au lieu de l'embraser.

La vie en flammes

L’Amazonie brûle aussi en Bolivie. Elizabeth Peredo est le témoin des feux qui ravagent la forêt du Chiquitano. Elle accuse le gouvernement « progressiste » bolivien d’organiser le saccage de la Terre entretenue par les « invisibles », les peuples indigènes, les femmes. Ce texte sensible est un appel écoféministe à la révolte depuis la Terre où nous sommes ancrés corporellement.