Théâtre

Nous étions debout et nous ne le savions pas

[Bonnes feuilles] Pendant ce mois des festivals, deux compagnies s’emparent du magnifique texte de Catherine Zambon. On y entend la multitude d’anonymes liés par le courage et la volonté de s’opposer à la destruction du monde, des femmes et des hommes qui un jour se lèvent et agissent, convaincus que ça ne peut plus durer.

Ecologie du labyrinthe

La dernière création de Wajdi Mouawad, Fauves, donnée jusqu'au 21 juin au Théâtre National de la Colline, nous introduit dans le labyrinthe qui a marqué la destinée d'un homme, réalisateur de films et acteur du film de sa vie, dont il ignore le scénario et jusqu'aux personnages principaux. Son parcours lui révèle le mystère de ses origines et l'initie à une nouvelle vérité : nous ne sommes qu'un nœud, multiple et mouvant, de relations donnant ainsi corps à une conception écologiste du psychisme.

Dans les eaux glacées du calcul égoïste

Le théâtre peut-il venir au secours de l’écologie ? Sans doute, si l’on juge que la faiblesse de celle-ci s’explique en partie par son incapacité à bouleverser nos sens. Il est heureux que des artistes comme Anne-Cécile Vandalem s’emparent de l’enjeu du siècle dans ces lieux où s’agrège un public venu spécialement pour être troublé par la circulation de la parole et l’enchevêtrement des corps.